Contrairement à Tahirou Sarr, libéré lundi, Farba Ngom devra encore patienter derrière les barreaux. Le député-maire des Agnam, dont la mise en liberté provisoire avait été accordée par le Collège des juges d’instruction du Pool judiciaire financier (PJF), voit sa sortie bloquée par un appel du Parquet financier. Tahirou Sarr libéré, Farba Ngom maintenu… Me Baba Diop nuance la différence de traitement : « Ce n’est pas parce qu’un complice est poursuivi que sa libération doit suivre celle de l’auteur ».
Tahirou Sarr et Farba Ngom sont poursuivis pour les mêmes faits, le premier étant présenté comme présumé auteur et le second comme présumé complice. Selon leurs avocats, les dossiers sont intrinsèquement liés, rendant incohérente, à leurs yeux, la décision du Parquet. « Il ne saurait y avoir une différence de traitement entre deux hommes poursuivis pour des faits similaires », soutiennent-ils dans L’Obs.
Mais pour Me Baba Diop, du barreau de Dakar, cette logique ne tient pas sur le plan juridique. « Non, il ne faut pas faire de confusion, explique-t-il. Le Parquet n’a pas arrêté les poursuites, il s’agit juste d’une liberté provisoire. Et un complice peut avoir des garanties de représentation là où l’auteur n’en a pas. Ce n’est pas parce qu’il est complice et l’autre est l’auteur qu’on doit les libérer en même temps. Ce raisonnement n’est pas juridique. »
Me Diop rappelle que le Parquet, en la matière, est souverain. « Théoriquement, dans le fait qu’on ait laissé l’un partir et retenu l’autre, il n’y a aucune illégalité. Le Parquet a ses intérêts propres et agit selon sa position », précise-t-il.
L’avocat ajoute que, bien que la démarche relève du droit, elle peut être perçue comme politique. « On pourrait parler d’intérêt juridique, mais certains y verront un intérêt politique, ce qui est possible puisque le Parquet est rattaché à des organes politiques. Le procureur a un patron qui est un politicien et qui peut avoir des intérêts qu’il fait prévaloir dans le cadre de ces poursuites. Je ne dis pas que c’est ce qui s’est passé. »
Pour Me Diop, le système actuel laisse trop de pouvoir au Parquet, « la partie la plus puissante dans une procédure pénale », et seule une réforme pourrait limiter cette latitude.
Me Baba vous n’êtes pas du tout convaincant.vraiment votre contribution ne passe pas.surtout ne nous parler pas de garanties de représentativité.de grâce
La honte ne tue plus au Sénégal , il fut une époque , quand un noble était dans une certaine situation , il préférait se donner la mort plutôt que de continuer à vivre sous le regard interrogatif de ces concitoyens , ce moment est révolu depuis en tous cas au Sénégal .
Maitre Baba Diop : vous venez de nous servir une explication au alambiquée que pas possible , et c’est avec des hommes de loi comme toi que tous les voyous aimeraient travailler , ça vous étonne que Sonko travaille avec des gens comme toi ? moi ça m’étonne pas au contraire .
Vous voulez nous faire croire que si le procureur a fait appel , contre Farba Ngom , c’est peut être parce qu’il ne donner pas assez de garantie de représentativité , vous insistez en faisant que c’est l’application de la loi et que le procureur est dans son droit , vous allez jusqu’à insinuer que c’est peut-être pas politique cette histoire , vous oubliez la promesse du premier ( sinistre ) du Sénégal à Agnam , je vais épiloguer longtemps sur ce semblant de justice , je vous fait remarquer seulement une chose , j’espère seulement que vous vous adresser aux pastechiens pour atténuer leurs hontes , mais nous nous avons gagné et sommes prêts à être des martyrs , mais des vrais , on vous laisse avec vos manigances , allez jusqu’au bout , faites le mourir , on n’aura même plus de haine , maintenant nous sommes zens . Vivez avec ce cauchemar Farba .
Baba n’est pas convaincant
Oui. Le parquet a ses intérêts propres. Lesquels dans ce cas ?