Le délai accordé par le ministère syrien de la Défense aux combattants du PKK/YPG pour quitter la ville d’Alep a pris fin ce matin à 9 heures, heure locale. Cette échéance marque une étape critique dans les tensions qui secouent le nord de la Syrie, alors que l’armée gouvernementale a déjà repris le contrôle de plusieurs quartiers stratégiques.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, l’ultimatum fixé par les autorités de Damas est arrivé à son terme alors que les forces armées syriennes ont consolidé leurs positions dans les secteurs d’Ashrafieh et de Bani Zeid. Les affrontements, particulièrement intenses la veille jusqu’au petit matin, ont connu une accalmie suite à l’annonce du ministère, qui a proposé un cessez-le-feu temporaire conditionné au départ des membres du groupe opérant sous la bannière des Forces démocratiques syriennes (FDS).
Le ministère de la Défense a clairement défini les modalités de ce retrait. Dans son communiqué, il précise que « les individus armés ne seront autorisés à porter que des armes individuelles légères » et que leur passage sécurisé vers le nord-est du pays sera garanti par l’armée. En l’absence de conformité à ces directives, Damas a averti que les opérations ciblées reprendraient pour déloger le groupe des quartiers restants, notamment Sheikh Maqsoud.
Cette escalade fait suite à une série d’attaques menées par le PKK/YPG depuis le 6 janvier, violant l’accord du 10 mars. Comme rapporté précédemment par notre rédaction concernant l’intensification des opérations à Alep, ces violences ont déjà causé la mort de neuf personnes et fait 55 blessés, majoritairement des civils. Face à l’instabilité, le Comité du centre-ville d’Alep a recensé l’évacuation de 142 000 résidents vers des zones sécurisées, tandis que les infrastructures publiques subissent les conséquences directes de ces combats.