L’armée syrienne a initié, ce jour, des opérations militaires ciblées contre les positions occupées par l’organisation PKK/YPG dans la ville d’Alep, au nord de la Syrie. Ces manœuvres se concentrent spécifiquement sur les quartiers de Sheikh Maksoud et d’Ashrafiyah, marquant une nouvelle escalade dans les tensions qui secouent la région.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, les forces gouvernementales ont procédé à des frappes, notamment par des tirs de mortier, sur des positions militaires préalablement identifiées. Ces actions offensives ont été lancées après que les civils résidant dans ces zones ont été invités à s’éloigner pour leur sécurité. Des sources militaires syriennes indiquent que les coordonnées des cibles avaient été communiquées en amont pour permettre aux habitants de se mettre à l’abri avant le début des bombardements, qui font suite à l’arrêt des évacuations.
Cette intervention de l’armée intervient dans un contexte de détérioration sécuritaire observée depuis le 6 janvier. Les affrontements se sont intensifiés en réaction aux activités du groupe affilié aux Forces démocratiques syriennes (FDS). La situation sur le terrain reste volatile, s’inscrivant dans une continuité de violences où le groupe PKK/YPG reprend les bombardements sur des quartiers d’Alep, exacerbant l’instabilité locale.
Le bilan des récentes hostilités est déjà lourd pour la population et les forces en présence. Les attaques menées contre le centre-ville, ainsi qu’un établissement scolaire et un hôpital dans le quartier de Suryan, ont causé la mort d’un soldat et de cinq civils, tout en blessant 31 autres personnes. Face à cette situation, l’armée syrienne a renforcé ses lignes de front avec le déploiement de dizaines de chars et de véhicules blindés. Les conséquences sur la vie quotidienne sont immédiates : les activités des institutions publiques sont suspendues, les établissements scolaires et universitaires fermés, et les vols à l’aéroport international d’Alep ont été interrompus.