Le système éducatif sénégalais traverse une nouvelle zone de turbulences. Alors que le calme semblait précaire, les perturbations reprennent de plus belle en cette fin de mois de janvier. La mise en œuvre du deuxième plan d’actions des syndicats d’enseignants regroupés au sein du G7 entre dans une phase active, marquant une rupture dans le dialogue social.
Ce jeudi 22 janvier 2026 constitue le point d’orgue de cette mobilisation. Selon les informations rapportées par Sud Quotidien, les syndicalistes ne se contentent pas d’un simple arrêt de travail. Le mot d’ordre est clair : un débrayage suivi d’une grève totale, mais surtout l’organisation d’une marche nationale centralisée à Thiès. Cette délocalisation de la contestation vers la capitale du Rail vise à donner un écho particulier aux revendications portées par le regroupement syndical.
Au cœur de ce bras de fer, une exigence demeure invariable : l’apurement définitif du passif social hérité des accords précédemment signés. La liste des griefs est longue et technique, témoignant d’un malaise profond dans la gestion de la carrière enseignante. Les syndicats réclament notamment la matérialisation de la « digitalisation des actes et des procédures de la Fonction publique » et la signature effective des décrets concernant la révision du statut des décisionnaires (décrets 2006-392 et 74-347).
Les revendications financières occupent également une place prépondérante. Le G7 pointe du doigt des dysfonctionnements administratifs majeurs, exigeant l’arrêt immédiat de la surimposition des rappels, ainsi que la fin des retards de paiement des salaires pour les enseignants contractuels. S’y ajoutent les réclamations concernant les indemnités liées aux examens, aux formateurs des CRFPE et au personnel des LYNAQES.
Notre rédaction note que ce cahier de doléances s’étend désormais à des questions de gouvernance et de protection sociale. Les enseignants demandent la création d’un corps des administrateurs scolaires, l’octroi de parcelles, la délivrance de titres de propriété et le virement sans délai des prêts au logement (DMC). Ce mouvement s’inscrit dans la continuité d’une fronde entamée la semaine dernière, marquée par une conférence de presse le 12 janvier et un premier débrayage le lendemain.