Super Bowl aux États-Unis : Le détail linguistique ciblé par Donald Trump pour qualifier le show de Bad Bunny d’affront national

C’était l’un des moments les plus attendus de la soirée au Levi’s Stadium. Ce dimanche, lors de la mi-temps du Super Bowl 2026, le chanteur portoricain Bad Bunny a investi la scène pour une performance d’environ 13 minutes, transformant l’événement sportif en une célébration assumée de la culture latino-américaine. Si le spectacle a été marqué par une esthétique visuelle soignée et des invités de marque, il a immédiatement suscité une réaction hostile de la part du président américain Donald Trump, qui a choisi un angle d’attaque précis pour exprimer son mécontentement.

L’artiste, actuellement considéré comme le plus écouté au monde, a proposé une scénographie inspirée de Porto Rico. Pour l’occasion, il s’est entouré d’une troupe de danseurs et de figures majeures du monde hispanique, telles que l’acteur Pedro Pascal et les chanteuses Karol G et Cardi B. L’un des temps forts de la prestation a été l’arrivée surprise de Lady Gaga, interprétant une version salsa de son titre *Die With A Smile*. Le spectacle, quasi intégralement chanté en espagnol, s’est achevé sur une note d’unité avec la projection du message : « La seule chose plus forte que la haine est l’amour », au milieu d’une marée de drapeaux latino-américains.

Cette orientation culturelle et linguistique n’a pas été du goût de Donald Trump. Quelques minutes seulement après la fin du concert, l’homme politique a réagi sur son réseau social, Truth Social. Selon Anadolu, il a qualifié la prestation d’« affront à la grandeur de l’Amérique ». Au-delà de ce jugement de valeur, Donald Trump a spécifiquement critiqué l’usage exclusif de l’espagnol durant le show, affirmant que « personne ne comprend ce que dit ce type ».

Cette prise de position s’inscrit dans un contexte de tensions préalables. Dès l’annonce de la programmation de Bad Bunny, plusieurs élus conservateurs avaient exprimé leur désapprobation. Une pétition, réclamant son remplacement par le chanteur de country George Strait, avait d’ailleurs recueilli plus de 130 000 signatures. Si Bad Bunny avait profité des Grammy Awards, une semaine plus tôt, pour lancer une pique à la police de l’immigration (« ICE dehors »), il s’est abstenu de toute référence directe à ce sujet lors de sa performance au Super Bowl, privilégiant le message visuel et musical.

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