Suite au calvaire numérique infligé à dix femmes de Sindia, la sanction carcérale réclamée par le parquet de Mbour

Le Tribunal de grande instance de Mbour a examiné une affaire de cybercriminalité particulièrement éprouvante pour une dizaine de victimes résidant à Sindia. Durant de longs mois, deux individus ont mis en place un système de chantage sophistiqué, exploitant l’image de jeunes femmes pour leur soutirer des fonds, avant que la justice ne se saisisse du dossier.

Le mode opératoire décrit lors de l’audience révèle une utilisation malveillante des réseaux sociaux. Selon les informations rapportées par nos confrères de Kawtef, les prévenus récupéraient des photographies publiées par les victimes sur la plateforme TikTok. Ces images servaient ensuite de base à la création de montages à caractère pornographique. Une fois les trucages réalisés, les mis en cause menaçaient de les diffuser massivement en ligne si les victimes ne versaient pas des sommes d’argent.

Ce harcèlement, qui a duré près d’un an, a causé des préjudices sociaux importants aux dix plaignantes. L’engrenage a pris fin grâce au dépôt d’une plainte qui a permis aux enquêteurs d’interpeller l’un des suspects en flagrant délit, au moment où il tentait de récupérer l’argent de l’extorsion. Lors de son audition, ce dernier a dénoncé son complice, permettant ainsi le démantèlement du duo.

Devant la barre, le ministère public a retenu les chefs d’extorsion de fonds et de harcèlement en bande organisée. Jugeant les faits d’une gravité particulière compte tenu de l’impact psychologique sur les victimes, le procureur a requis une peine de deux ans de prison ferme à l’encontre des deux hommes. Le tribunal a mis l’affaire en délibéré ; le verdict sera rendu le 3 février prochain.

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