Soutien au Liban : l’avertissement d’Emmanuel Macron contre cette pratique qui « ne saurait assurer la sécurité »

Le président français Emmanuel Macron a profité de l’inauguration de l’exposition « Byblos, cité millénaire du Liban » à l’Institut du monde arabe (IMA) à Paris, ce lundi, pour réaffirmer le soutien de son pays à Beyrouth. Lors de cet événement culturel, le chef de l’État a prononcé un discours aux accents fortement politiques, appelant à l’arrêt immédiat des hostilités et clarifiant la position de la France sur les conditions d’une paix régionale.

Selon l’agence Anadolu, Emmanuel Macron a exigé la fin des bombardements et de l’opération terrestre israélienne en cours sur le territoire libanais. Insistant sur la souveraineté du pays du Cèdre, il a déclaré que « le Liban seul doit gérer ces problèmes et rien ne doit justifier qu’ils viennent violer son intégrité territoriale ». Le président français a assuré que Paris maintiendrait son engagement diplomatique et humanitaire auprès des populations déplacées, estimant que le combat actuel du Liban est juste.

Le discours a pris une dimension plus large lorsque le locataire de l’Élysée a abordé l’application du droit international, martelant qu’il n’y avait « pas de double standard ». Élargissant son propos au-delà des frontières libanaises, Emmanuel Macron a ciblé directement la politique de colonisation. « Aucune occupation, aucune forme de colonisation, ni ici, ni en Cisjordanie, ni ailleurs, ne saurait assurer la sécurité de qui que ce soit », a-t-il affirmé. Il a également évoqué la situation à Gaza, réclamant le plein rétablissement de l’aide humanitaire et soulignant que la reconnaissance politique demeurait la seule voie vers la paix.

Sur le plan culturel, l’exposition consacrée à la cité antique de Byblos, initialement prévue pour 2024 et retardée par le conflit, a été présentée comme le symbole de la résilience libanaise face à la brutalité. Le ministre libanais de la Culture, Ghassan Salamé, présent lors de la cérémonie, a salué cet événement comme un acte de préservation mémorielle face à la guerre.

Notre rédaction note par ailleurs qu’avant d’aborder la situation au Proche-Orient, la cérémonie a été marquée par un hommage national. Emmanuel Macron a en effet ouvert son allocution en saluant la mémoire de l’ancien Premier ministre français Lionel Jospin, dont le décès a été annoncé dans la matinée, précisant qu’un hommage national lui serait rendu jeudi.

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