En ce jour du rappel à Dieu de son mari, Sokhna Astou Kounta se remémore avec émotion la vie et les qualités de son époux, Ahmad Bachir Kounta, porte-parole des khalifes généraux de Ndiassane de 1973 à 2019. Pour elle, il incarnait un homme d’une valeur exceptionnelle, à la fois pieux, généreux et profondément humble.
« Il ne tenait jamais de propos malveillants sur autrui en son absence », témoigne-t-elle, soulignant son respect constant des principes de la Khadria et de l’islam. « J’ai assisté à ses derniers instants de vie, et il n’a cessé d’invoquer Dieu jusqu’à son dernier souffle », confie-t-elle avec émotion, sept ans après son rappel, rapporte le soleil. « Aujourd’hui, nous continuons de prier pour lui et sollicitons la miséricorde divine. »
Sokhna Astou Kounta insiste également sur son sens de la responsabilité et sa générosité. Selon elle, lorsqu’il recevait des appuis du gouvernement pour l’organisation du gamou, il veillait à ne jamais mélanger ces fonds avec ses dépenses personnelles. « Il conservait l’enveloppe sous son oreiller et distribuait intégralement l’argent et le riz aux familles chargées de l’accueil des pèlerins », raconte-t-elle.
Malgré ses fonctions importantes, Ahmad Bachir Kounta consacrait du temps aux enfants et aux personnes démunies, qu’il traitait avec respect et bienveillance. Pour son épouse, il restera toujours un exemple de droiture, de fidélité et de dévouement envers sa famille et la communauté.