La guerre en Ukraine entre dans une nouvelle phase d’intensité en ce début de février 2026. Alors que le pays subit sa plus vaste attaque contre ses infrastructures énergétiques de l’année, les tractations diplomatiques en coulisses révèlent un durcissement significatif de la position occidentale. Au cœur des discussions : les garanties de sécurité post-conflit et la réponse immédiate aux frappes qui privent des milliers de civils de chauffage.
Une offensive d’une ampleur inédite en 2026
La journée du 4 février marque un tournant violent sur le terrain. Selon l’opérateur privé DTEK, le secteur énergétique ukrainien a subi sa plus grande attaque depuis le début de l’année. Les conséquences matérielles sont lourdes, particulièrement dans les deux plus grandes villes du pays.
À Kharkiv, le maire Ihor Terekhov a confirmé des dégâts majeurs sur une centrale électrique, l’attaque ayant fait au moins cinq blessés. La capitale n’a pas été épargnée : le ministre de l’Énergie, Denys Shmyhal, rapporte qu’une centrale du district de Darnytskyi, dans l’est de Kiev, a été sérieusement touchée. Les répercussions sur la population civile sont immédiates et chiffrées par le vice-Premier ministre Oleksii Kuleba : 1 142 immeubles résidentiels se retrouvent privés de chauffage en plein hiver, obligeant les autorités à rediriger en urgence les ressources pour rétablir les services.
Le pacte de sécurité révélé par le Financial Times
Parallèlement à cette urgence humanitaire, une évolution stratégique majeure a été actée entre Kiev et ses partenaires occidentaux. Selon des informations rapportées par le Financial Times citant des sources proches des négociations, un accord de principe a été trouvé concernant l’après-guerre.
L’information centrale réside dans la nature de la garantie offerte à l’Ukraine. Il ne s’agit plus seulement de sanctions économiques ou de soutien logistique. L’accord stipule que toute violation persistante par la Russie d’un futur cessez-le-feu déclencherait une « réponse militaire coordonnée » de la part de l’Europe et des États-Unis. Cette disposition marque un engagement direct des alliés occidentaux bien plus explicite que les précédents mémorandums.
Soutien nordique et ballet diplomatique
Sur le plan de l’aide immédiate, la Suède et le Danemark ont annoncé, par la voix de leurs ministres de la Défense Pal Jonson et Troels Lund Poulsen, une initiative conjointe. Les deux nations scandinaves vont fournir des systèmes de défense aérienne pour un montant de 2,6 milliards de couronnes suédoises (environ 290 millions de dollars).
Le front diplomatique reste également actif. Le Premier ministre britannique Keir Starmer s’est entretenu avec Donald Trump concernant la situation et les attaques nocturnes. De son côté, le président français Emmanuel Macron a indiqué se préparer à reprendre le dialogue avec Vladimir Poutine, près de quatre ans après le début de l’invasion à grande échelle, tout en soulignant l’absence de volonté réelle de Moscou de négocier pour l’instant.
En visite à Kiev, le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a quant à lui prévenu le parlement ukrainien devant les députés : parvenir à un accord de paix nécessitera des « choix difficiles ».