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Senego TV-Mame Ousmane Sy: « Dabakh est enterré dans le coeur des Sénégalais… »

A l’occasion de la célébration du 14 Septembre coïncidant avec la célébration de la 21e année du rappel à Dieu de Serigne Abdoul Aziz Sy Dabakh, Senego s’est rendu au domicile du défunt Khalife Générale pour un entretien exclusif avec Mame Ousmane Sy. Le fils cadet de Dabakh sui a été avec lui jusqu’à ses derniers jours sur terre a parlé de la dimension de l’homme au micro de Amadou Lamine MBAYE.

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4 commentaires

  • ablaye ndiaye
    15 septembre 2018 22 h 00 min

    Je me souviendrai toujours de Dabakh parce qu’il a agi sur moi de la plus belle des manières. C’était vers les années 80 au Djolof. J’y exerçais comme instituteur. Un jour, à la fin de chants religieux auxquels j’avais assisté à Ouarkhokh, j’étais obligé de me taper 13 km pour rallier Linguère, faute d’avoir un véhicule de transport disponible. Contre mauvaise fortune bon cœur, je me suis à marcher sous le chaud soleil du Djolof . Il me restait 4km, j’étais à hauteur du village de Nguith lorsque j’entendis au loin un bruit ; je me retournai et vis une automobile qui roulait à vive allure. J’étais impressionné dans un premier temps par le grand bruit qu’elle faisait puis par sa beauté, surtout dans ce milieu isolé où l’on entendait que le cri des oiseaux. Lorsque le véhicule fut à quelques mètres de moi,je fis le signe de l’auto-stop. Le chauffeur continua comme s’il ne m’avait pas vu , s’arrêta une dizaine de mètres plus loin puis fit marche jusqu’à ma hauteur. La porte de derrière s’ouvrit, un homme descendit et m’invita à monter. Ce que je fis sans demander mon reste. Quand la voiture redémarra, l’homme , à ma gauche me tendit la main et d’une voix douce me dit : » Sant wa »( le nom), je lui répondis « ndiaye » sans lever la tête. Mais quelque chose en moi me dicta dé lever la tête et de regarder cet homme à la voix douce et étrangement familière. Je levai la tête, tout mon corps frissonna, je tressaillis et perdis la voix. C’était lui, le Khalife général des tidjanes Serigne Abdoul Aziz Sy Dabakh, que je reconnus du coup.Nous nous mîmes à discuter comme de vieux amis, îl me demanda ce que j’étais venu faire , pourquoi j’ai marché, ce que je faisais dans la vie. Je me sentais ragaillardi par sa présence et les mots doux qui sortaient de sa bouche. Je n’étais pas encore rassasié des mélodies de sa voix que nous entrâmes a Linguère. Il me demanda où j’habitais pour qu’il me dépose d’abord à la maison avant de rallier la maison de feu Magatte Lô ( sa résidence pour l’occasion parce que le khalif était lui aussi venu à Ouarkhokh pour les besoins de ce gamou). Comme je devais passer voir un ami, je le lui signifiai. Il insista, pensant que j’étais gêné de devoir lui faire faire une déviation. Finalement, sentant que je ne voulais pas de ce détour, il me demanda de tendre la main. Il pria pendant de longues minutes, mit sa main sur ma tête à trois reprises et y écrivit quelque chose que je ne pouvais déchiffrer.
    Cette rencontre avec le saint homme a été déterminante pour le cours de ma vie.Je me souviens que mes amis n’en revenaient pas lorsque je leur racontai l’anecdote. L’un d’eux a pleuré en me disant : » Raw nga lii sa wërsëk la mbiru yalla la ». Depuis lors, je ne me plains pas : d’instituteur, je suis devenu professeur d’université.
    Que Dieu multiplie ses bienfaits et l’inonde de Sa Lumière éternelle ! Amine
    Abdoulaye Ndiaye

  • ablaye ndiaye
    15 septembre 2018 22 h 25 min

    Je me souviendrai toujours de Dabakh parce qu’il a agi sur moi de la plus belle des manières. C’était vers les années 80 au Djolof. J’y exerçais comme instituteur. Un jour, à la fin de chants religieux auxquels j’avais assisté à Ouarkhokh, j’étais obligé de me taper 13 km pour rallier Linguère, faute d’avoir un véhicule de transport disponible. Contre mauvaise fortune bon cœur, je me suis mis à marcher sous le chaud soleil du Djolof . Il me restait 4km, j’étais à hauteur du village de Nguith lorsque j’entendis au loin un bruit ; je me retournai et vis une automobile qui roulait à vive allure. J’étais impressionné dans un premier temps par le grand bruit qu’elle faisait puis par sa beauté, surtout dans ce milieu isolé où l’on n’entendait que le cri des oiseaux. Lorsque le véhicule fut à quelques mètres de moi,je fis le signe de l’auto-stop. Le chauffeur continua comme s’il ne m’avait pas vu , s’arrêta une dizaine de mètres plus loin puis fit marche arrière jusqu’à ma hauteur. La porte de derrière s’ouvrit, un homme descendit et m’invita à monter. Ce que je fis sans demander mon reste. Quand la voiture redémarra, l’homme , à ma gauche me tendit la main et d’une voix douce me dit : » Sant wa »( le nom), je lui répondis « ndiaye » sans lever la tête. Mais quelque chose en moi me dicta de lever la tête et de regarder cet homme à la voix douce et étrangement familière. Je levai la tête, tout mon corps frissonna, je tressaillis et perdis la voix. C’était lui, le Khalife général des tidjanes Serigne Abdoul Aziz Sy Dabakh, que je reconnus du coup.Nous nous mîmes à discuter comme de vieux amis, îl me demanda ce que j’étais venu faire , je lui rétorquai que ma présence dans ce fief s’expliquait par une simple curiosité ( je suis un mouride ) , pourquoi j’ai marché, ce que je faisais dans la vie. Je me sentais ragaillardi par sa présence et les mots doux qui sortaient de sa bouche. Je n’étais pas encore rassasié des mélodies de sa voix que nous entrâmes a Linguère. Il me demanda où j’habitais pour qu’il me dépose d’abord à la maison avant de rallier la maison de feu Magatte Lô ( sa résidence pour l’occasion parce que le khalif était lui aussi venu à Ouarkhokh pour les besoins de ce gamou). Comme je devais passer voir un ami, je le lui signifiai. Il insista, pensant que j’étais gêné de devoir lui faire faire une déviation. Finalement, sentant que je ne voulais pas de ce détour, il me demanda de tendre la main. Il pria pendant de longues minutes, mit sa main sur ma tête à trois reprises et y écrivit quelque chose que je ne pouvais déchiffrer.
    Cette rencontre avec le saint homme a été déterminante pour le cours de ma vie.Je me souviens que mes amis n’en revenaient pas lorsque je leur racontai l’anecdote. L’un d’eux a pleuré en me disant : » Raw nga lii sa wërsëk la mbiru yalla la ». Depuis lors, je ne me plains pas .
    Que Dieu multiplie ses bienfaits et l’inonde de Sa Lumière éternelle ! Amine
    Abdoulaye Ndiaye

  • abdoulaye diallo
    15 septembre 2018 23 h 13 min

    Machallah Mame dabakh

  • Malick Hanne
    16 septembre 2018 6 h 04 min

    Cela fait du bien de voir ces belles phrases.Du beau et bon français ecrit par un parnassien

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