Ndèye Fatou Ndiaye, fille de la chanteuse Fatou Laobé, a de nouveau fait face à la justice dans le cadre d’une affaire d’escroquerie. Selon des informations rapportées par Kawtef, elle a comparu suite à une plainte déposée par une participante à l’une de ses tontines en ligne qui n’avait pas reçu sa mise. Le tribunal l’a reconnue coupable des faits reprochés.
L’action en justice a été initiée par Sanou Ndiaye. Devant la cour, la plaignante a déclaré qu’elle aurait dû percevoir sa part de la tontine depuis le 20 décembre 2024. Elle a expliqué avoir tenté de contacter Ndèye Fatou Ndiaye à plusieurs reprises, en vain, et avoir même échangé avec la mère de cette dernière. Le montant réclamé à titre de réparation s’élevait à 1 650 000 F CFA.
Interrogée par le tribunal, Ndèye Fatou Ndiaye a reconnu les faits. Pour sa défense, elle a évoqué des difficultés financières causées, selon elle, par le non-paiement de certains membres après avoir perçu leurs gains. Elle a affirmé avoir elle-même déposé plainte contre ces adhérents défaillants et a admis avoir des dettes envers une quinzaine d’autres personnes. Se décrivant comme une « bonne Samaritaine », elle a soutenu que son intention était d’aider les autres à épargner.
L’audience a toutefois pris une autre tournure lorsque la plaignante a révélé que la prévenue percevait des commissions de 150 000 F CFA de la part de certains participants. Acculée, Ndèye Fatou Ndiaye a fini par l’admettre. Le procureur a alors qualifié la pratique d’« arnaque », ajoutant, selon des propos rapportés par Les Échos : « Vous êtes de mauvaise foi, vous trompez les gens en organisant de fausses tontines. Il faut arrêter. » La présidente de l’audience a également estimé que le comportement de la prévenue à la barre ne témoignait pas de son honnêteté.
Un remboursement partiel de 750 000 F CFA a été effectué par le mari de la prévenue en faveur de la victime. Le tribunal a condamné Ndèye Fatou Ndiaye à une peine de six mois de prison assortis du sursis et à une amende de 50 000 F CFA. Elle doit également verser les 900 000 F CFA restants à la plaignante, une décision assortie d’une contrainte par corps. Avant de clore l’audience, le juge a rappelé à la condamnée que la peine de sursis pourrait être révoquée en cas de récidive.
