L’étape néo-zélandaise du SailGP a tourné court ce samedi à Auckland. Alors que la flotte des catamarans F50 s’approchait de la première porte du parcours, une collision à haute vitesse a impliqué les équipages de la Nouvelle-Zélande et de la France, entraînant l’interruption immédiate des courses et l’évacuation de blessés.
L’incident s’est produit lors de la troisième manche de la journée. Selon les éléments rapportés par notre source Al Jazeera, le catamaran néo-zélandais, surnommé les « Black Foils », a subi une perte de contrôle critique alors qu’il évoluait à près de 90 km/h. Les images télévisées suggèrent une défaillance du gouvernail, empêchant le barreur de maintenir sa trajectoire.
Incapable de manœuvrer, l’embarcation néo-zélandaise a viré brusquement, coupant la route au bateau français qui n’a pu éviter l’impact. Le catamaran tricolore est monté sur la coque de son adversaire, provoquant des dégâts matériels considérables et bloquant les deux navires l’un contre l’autre.
Un diagnostic lourd pour Louis Sinclair
Le choc a eu des conséquences physiques immédiates pour les marins. L’équipe néo-zélandaise a confirmé que Louis Sinclair, qui occupe le poste de « grinder » (chargé d’actionner les winchs pour régler les voiles), a été gravement touché. Transporté à l’hôpital d’Auckland, il souffre de fractures composées aux deux jambes. L’équipe a toutefois précisé dans un communiqué que son état était stable et qu’il recevait les soins appropriés.
Du côté français, un marin a également été blessé lors de la collision, bien que la nature exacte de ses blessures n’ait pas été détaillée dans l’immédiat.
« Une situation super effrayante »
Le pilote français, Quentin Delapierre, est revenu sur la violence de l’accident. « Je pense que tout le monde, tant l’équipe néo-zélandaise que nous, est assez choqué », a-t-il déclaré, soulignant la rapidité de l’action. « Tout s’est passé si vite […] J’ai juste essayé de faire de mon mieux pour éviter la collision, mais je n’ai pas eu le temps de réagir et de diriger le bateau. C’était une situation super effrayante. »
Cet accident marque un nouveau coup dur pour l’équipe néo-zélandaise, qui revenait tout juste d’une collision avec la Suisse lors de l’épreuve précédente à Perth, en Australie. Le pilote Peter Burling avait d’ailleurs reçu des points de pénalité sur sa super licence pour son rôle dans ce précédent incident.
Suite au crash, les courses ont été abandonnées pour le reste de la journée afin de permettre l’évacuation des blessés et la récupération des bateaux endommagés.