Revue-presse: Le match Sénégal-Soudan pour les 8èmes et d’autres sujets à la une…

Les quotidiens du week-end se mettent à l’heure de Tanger, où se joue le match Sénégal-Soudan, ce samedi, à 16h GMT, pour la première affiche des 8èmes de finale de la CAN Maroc 2025. Les journaux réservent aussi une place à d’autres actualités comme les développements dans l’affaire Softcare ou encore le recrutement d’enseignants-chercheurs-sénégalais par la Guinée.

L’Observateur n’y va pas par quatre chemins pour cette confrontation entre le Sénégal et le Soudan. « Sortir les crocs face à Crocodiles [du Nil] », conseille le journal à sa une, une photo de Habib Diarra (milieu) et de Abdoulaye Seck (défenseur), tous les deux décisifs contre les Guépards du Bénin.

« Entre le rempart des lieutenants, orphelins de leur général [Kalidou Koulibaly sous le coup d’un carton rouge face au Bénin], et le réajustement vital du cœur du jeu, il faudra afficher l’efficacité pour sceller, avec panache, une qualification de prestige », analyse le journal.

Record, le quotidien spécialisé en sport souligne qu’à ce stade des 8èmes de finale, « il n’y a plus [de] place aux calculs ». Le journal estime que c’est plutôt « l’heure de dissiper les doutes ».

Tout comme WalfQuotidien qui rappelle que c’est « Gagner ou rentrer », ou encore SudQuotidien qui s’exclame : « Vaincre ou périr ! »

Dans tous les cas, Source A n’y voit qu’« une seule option pour les Lions : Noyer à mort les Crocodiles (du Nil) ».

Dans WalQuotidien, le coach sénégalais Pape Thiaw estime que ce match face au Soudan « peut se jouer au mental ». Le journal sort les statistiques favorables aux Lions, comptant « 4 victoires, 1 nul, 7 buts marqués pour le Sénégal en 5 confrontations ; 8 matchs consécutifs sans marquer pour l’adversaire ».

Mais dans Les Echos, le sélectionneur du Soudan, le Ghanéen James Kwesi Appiah, est convaincu que « tout est possible quand on joue avec discipline et courage ».

Bakhit Khamis, l’un de ses joueurs, se sent motivé par la crise politique qui sévit dans son pays divisé. « Chaque match est un message pour notre peuple », a-t-il avancé.

Recrutement d’universitaires sénégalais par la Guinée

Le Soleil, lui, semble plus confiant pour la suite. « Les Lions prêts à prendre le quart », affiche le journal dans sa manchette, illustrée par une photo de l’attaquant Habib Diallo, célébrant son but contre le Bénin.

Mais pour Le Soleil, il faudra que ce « groupe gonflé à bloc » parvienne à « soigner [son] efficacité offensive » pour sortir de ce que L’info appelle « le piège du silence soudanais », des « experts dans l’art de survivre sans marquer ».

Le recrutement d’universitaires sénégalais par l’Etat guinéen est aussi l’un des sujets en exergue dans les journaux de ce samedi.

Direct Info affirme que « 57 enseignants sénégalais du supérieur [sont partis] en Guinée, là où Le Quotidien parle de « 59 ».

« La Guinée, nouvel eldorado », affiche à sa une Le journal Le Quotidien pour qualifier cette « fuite des cerveaux ».

« Parmi les candidats : 9 profs titulaires, 6 profs assimilés, 3 maîtres de conférences, des directeurs d’UFR et d’écoles doctorales », précise le journal.

L’AS informe que sur « l’émigration » de ces « 59 enseignants-chercheurs sénégalais, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Pr Daouda Ngom, « tape du poing sur la table » en adressant une circulaire aux différents recteurs des universités sénégalaises, leur demandant de lui fournir la liste des enseignants impliqués.

Softcare engage des poursuites contre Dr Moussa Diallo

L’Observateur appelle à stopper « l’hémorragie d’un pays qui perd la tête » avec cet « exode gris ». Le journal a donné la parole au professeur Abdou Salam Sall, ancien recteur de l’UCAD, sur les universitaires sénégalais partis « faire fortune en Guinée ».

Selon Pr Sall, « ceux qui sont en cours d’exercice au niveau des établissements d’enseignement supérieur [sénégalais] n’ont pas le droit d’aller prendre un autre poste [à l’étranger], à moins de démissionner », appelant à y « mettre fin immédiatement avec toute la brutalité requise ».

L’affaire Softcare, du nom de cette entreprise de fabrication de couches pour bébé et de serviettes hygiéniques, refait surface. Tribune annonce que Softcare, accusée de tentative de corruption par Dr Moussa Diallo, Directeur de l’Inspection pharmaceutique, de la Surveillance du marché et des vigilances, engage des poursuites judiciaires contre ce dernier, réaffirmant « la qualité de ses produits ».

Libération ajoute qu’au regard de ces développements, cette affaire Softcare est finalement « un dossier aux allures troublantes ».

Le journal fait état de « la réponse ferme du Dr Moussa Diallo à la +demande d’explication+ servie par le Dg de l’ARP », l’Agence sénégalaise de réglementation pharmaceutique.

Une « demande d’explication » que dénonce le député Guy Marius Sagna dans Vox Pop.

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