L’Égypte a franchi une étape économique majeure au début de l’année 2026, avec des réserves de change atteignant un sommet historique de 52,6 milliards de dollars en janvier. Annoncé par le gouverneur de la Banque centrale, Hassan Abd Allah, ce chiffre témoigne d’une spectaculaire consolidation financière pour le pays, validant une stratégie monétaire rigoureuse.
Cette performance, dévoilée à l’issue d’une audience avec le président Abdel Fattah Al-Sissi, représente une envolée remarquable par rapport aux 33,1 milliards de dollars enregistrés en août 2022. Ce matelas financier, qualifié d’historique par la présidence, permet désormais de couvrir près de 6,9 mois d’importations de marchandises, un ratio qui surpasse largement les normes internationales et offre au pays une protection robuste contre les chocs extérieurs.
Ce redressement est le fruit d’une dynamique positive sur plusieurs fronts. Les avoirs étrangers nets du secteur bancaire ont bondi à 25,5 milliards de dollars fin 2025, leur plus haut niveau en près de six ans. Cette embellie s’explique notamment par la reprise record des transferts de fonds des Égyptiens de l’étranger, conjuguée à une hausse significative des recettes touristiques et à un regain d’appétit des investisseurs étrangers pour la dette souveraine égyptienne.
Cette nouvelle solidité n’a pas échappé aux observateurs internationaux. L’agence de notation Standard & Poor’s a récemment relevé la note de l’Égypte de « B- » à « B », une première en sept ans, tandis que Fitch Ratings a confirmé une perspective stable, validant ainsi la trajectoire économique du Caire.
Face à ces résultats encourageants, le président Al-Sissi a toutefois appelé à ne pas relâcher les efforts. Le chef de l’État a insisté sur la nécessité de maîtriser l’inflation et de renforcer le soutien au secteur privé, fixant comme prochain cap la transformation de cette stabilité monétaire en une croissance durable et partagée par l’ensemble de la population.