Recrudescence des actes homophobes : Le Quotidien publie une analyse qui remet en cause le fondement culturel de la répression

La diffusion récente de vidéos montrant des scènes de violences populaires et l’affaire des arrestations de Keur Massar ont remis la question des minorités sexuelles au centre de l’actualité sénégalaise. Dans ce climat de tension, notre confrère Baba Dieng, à travers une tribune publiée dans Le Quotidien, propose une lecture qui tranche avec les discours habituels, en s’appuyant sur des données historiques et juridiques précises.

L’analyse débute par un constat alarmant sur la nature des violences observées. Au-delà des agressions physiques, l’auteur décrit une véritable « politique de la terreur » visant à la « mort sociale » des individus ciblés. Ces expéditions punitives, souvent relayées par les réseaux sociaux, ne se limitent plus à la réprobation morale mais virent à l’atteinte physique directe, justifiée par la défense de valeurs sociétales. Selon la publication, cette radicalisation est alimentée par une libération de la parole hostile, exacerbée par certaines organisations de défense des mœurs.

Cependant, le point central de cette réflexion réside dans la déconstruction de l’argument culturel. Alors que l’opinion publique associe majoritairement l’homosexualité à une importation occidentale liée à la colonisation, la tribune convoque des travaux universitaires pour contredire cette thèse. Citant notamment les recherches du socio-anthropologue Cheikh Ibrahima Niang et les travaux de Didier Eribon, le texte soutient que les sociétés africaines précoloniales, comme toutes les sociétés humaines, ont connu ces pratiques. L’auteur souligne que la construction de l’homosexualité comme « problème public » au Sénégal est un phénomène relativement récent, datant de la fin des années 2000.

Sur le plan juridique, l’analyse rappelle l’impératif de l’État de droit face à la justice populaire. En invoquant l’article 7 de la Constitution sénégalaise, qui garantit la sacralité et l’inviolabilité de la personne humaine, Baba Dieng pose une question fondamentale sur les limites de la répression sociale. Le texte met en garde contre une dérive où la violence se substitue à la loi, menaçant non seulement les minorités visées, mais l’intégrité même du lien social et des principes républicains.

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3 commentaires

  1. Honte à ce soir -disant intellectuel qui répète bêtement des concepts tendancieux, loin d’être neutres. Pourquoi designer les homosexuels sous le vocable de «  » minorités sexuelles » » ? C’est pour développer insidieusement une culture d’acceptation de cette abomination. Et puis c’est pas parce qu’un mal existe depuis l’époque précoloniale qu’on doit s’y accoutumer

  2. L’homosexualite a toujours etait tolerer dans la culture africaine. Cest une pratique qui nest pas accepter mais tolerer. Maintenant, due a la repression, ils entrent dans la clandestinite et propage la maladie et risque de creer une crise medicale majeure dans ce pays.

  3. Yow doul ! Tu es moribond, bâtard de merde. Au moins lui il a théorisé mais toi idiot de merde, comme ton connard de pè.. tu fais que critiquer, fils de p..te

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