La pression s’accentue sur les sites d’extraction illégale dans le sud-est du pays. Alors que les autorités multiplient les initiatives pour sécuriser les ressources naturelles, une intervention menée dans la région de Kédougou vient de porter un coup d’arrêt brutal à une exploitation clandestine, ciblant spécifiquement l’infrastructure technique des orpailleurs.
L’opération s’est déroulée le mercredi 18 février 2026 dans le secteur de Mouran, rattaché à la commune de Missira Sirimana. Selon les informations relayées par Sud Quotidien, c’est le détachement du Groupe d’Action Rapide de Surveillance et d’Intervention n°2 (GARSI 2) de Saraya, positionné en poste avancé à Saeinsoutou, qui a mené cette descente.
Sur le terrain, les forces de défense et de sécurité ont opéré un tri sélectif dans le matériel découvert, procédant à des saisies stratégiques et à des destructions immédiates. Le bilan matériel fait état de la saisie conservatoire de quatre groupes électrogènes, cinq motopompes et deux panneaux solaires, privant le site de son autonomie énergétique.
Cependant, l’action la plus marquante réside dans la neutralisation définitive de l’outil de production. Les éléments du GARSI 2 ont procédé à la destruction sur place de vingt-trois machines, techniquement désignées sous le nom de « cracheurs ». Ces équipements, essentiels au traitement du minerai, ont été réduits à néant, tout comme deux motopompes supplémentaires et plusieurs abris de fortune qui servaient de base logistique aux exploitants clandestins.
Cette intervention s’inscrit dans une stratégie plus large de sécurisation de la zone aurifère, les autorités réaffirmant leur volonté de maintenir une présence dissuasive pour préserver les ressources minières de la région.


