Depuis la finale historique de la Coupe d’Afrique des Nations, nous avions mis en avant, avec rigueur juridique, les bases solides de notre victoire, en nous appuyant sur l’article 82 du code disciplinaire de la Confédération africaine de football. Le match a été homologué par le coup de sifflet final de l’arbitre et la remise du trophée. En soulignant le rôle crucial de l’arbitre (loi 5 de l’International Football Association Board), nous avions montré que les conditions pour annuler ce titre n’étaient juridiquement pas tenables.
L’intégrité du match ayant été reconnue, cela constituait un fondement légitime pour valider notre titre. Pourtant, à notre grande surprise, hier, le président de la CAF a renversé cette décision et sacré le Maroc sur un score forfaitaire de 3-0.
Cette volte-face est une insulte aux supporters sénégalais et à tous les passionnés de football à travers le monde.
En effet, le Maroc joue un rôle financier clé au sein de la CAF, et cette décision semble politisée. Pour l’illustrer, prenons le nombre de spectateurs : plus de 50 000 personnes étaient présentes dans le stade, les images ont fait le tour du monde, et les Sénégalais ont été salués comme de véritables héros.
Comparons cela à un scrutin présidentiel : un peuple élit son chef avec une majorité incontestable, puis se voit dépossédé de sa victoire après l’investiture.
Ce coup porté à notre fierté nationale est un affront à l’intégrité du football africain.
Je lance un appel à la ministre de la Justice du Sénégal : elle doit contacter son homologue marocain pour rapatrier nos supporters détenus, en vertu de la convention entre nos deux pays. Nous les accueillerons en héros.
Que les CAFistes sachent que ce coup ne nous brisera pas.
Le Sénégal reste vainqueur, admiré, et nous ne céderons pas à cette mascarade.
Avec toute ma gratitude et ma reconnaissance.
Dr Mohamed Diallo
Spécialiste en communication de crise
Belle analyse Jajeuf
Très belle analyse !