Le président français Emmanuel Macron s’est rendu ce lundi au salon international Wine Paris, un rendez-vous majeur pour la filière viticole. Dans un contexte marqué par des difficultés économiques et une baisse de la consommation, le chef de l’État a profité de cette tribune pour clarifier la feuille de route gouvernementale. Au-delà des simples aides conjoncturelles, son discours a mis en lumière une réorganisation structurelle de la production pour s’adapter aux nouvelles réalités du marché mondial.
L’intervention du locataire de l’Élysée visait à rassurer une profession inquiète, tout en confirmant des choix stratégiques difficiles. Selon les propos rapportés par l’agence Anadolu, Emmanuel Macron a validé le maintien des politiques d’arrachage de vignes. Cette mesure, bien que radicale, est présentée comme une réponse nécessaire face à la surproduction. L’objectif est de procéder à des arrachages ciblés pour mieux valoriser les volumes restants, une approche soutenue par des dispositifs français et européens.
La stratégie présidentielle ne se limite pas à la réduction des surfaces cultivées. Elle intègre une dimension offensive sur le plan commercial. Le chef de l’État a identifié trois marchés prioritaires pour l’exportation du vin français : l’Inde, le Canada et le Brésil. Il s’agit, selon lui, de défendre le produit lorsqu’il fait face à des pratiques agressives et de conquérir de nouveaux consommateurs, affirmant que le risque de déclassement du vin français n’existe pas tant sa renommée reste associée à l’image de la France à l’international.
Pour séduire ces nouveaux marchés et répondre à l’évolution des goûts, une adaptation technique de la production est également requise. Emmanuel Macron a souligné l’existence d’une demande croissante pour des vins moins alcoolisés et servis plus frais. Il a ainsi encouragé l’innovation, notamment pour les vins mousseux et les gammes de début de production, en insistant sur la capacité des producteurs à moduler le degré d’alcool. Une évolution présentée comme compatible avec la défense de l’art de vivre à la française et les impératifs de santé publique.