La coopération médicale entre Ankara et Ouagadougou franchit une nouvelle étape technique. Après avoir marqué les esprits avec une première transplantation d’organes réussie l’an dernier, la délégation turque présente sur place étend désormais son expertise à la gestion des premiers secours, avec une cible chiffrée bien précise en ligne de mire.
Cette dynamique s’inscrit dans la continuité de la visite de travail effectuée par Eyüp Kahveci, président de la Fondation turque de la transplantation d’organes, reçu par l’ambassadrice Feriba Hokkacı Esirgen. Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, cette rencontre a permis de faire le point sur la deuxième phase du programme de travail concernant la transplantation d’organes, soutenu par le ministère turc de la Santé et l’Agence turque de coopération et de coordination (TIKA).
Au-delà de la chirurgie de pointe, l’ambition turque s’oriente vers la restructuration du système d’urgence préhospitalier. Lors de son déplacement au centre de commandement du SAMU, Eyüp Kahveci a pu échanger avec le directeur général de la structure, le Professeur Armel Flavien Kaboré. Si des avancées ont été notées par rapport à la situation d’il y a deux ans, l’objectif affiché est d’aligner les standards burkinabè sur ceux observés en Turquie et en Europe.
Le responsable turc a explicitement évoqué le ratio de couverture visé : une ambulance pour 20 000 à 25 000 habitants. C’est ce modèle d’efficacité et de maillage territorial que la délégation entend reproduire au Burkina Faso à travers le partage de savoir-faire et l’expérience acquise par les services d’urgence turcs.
Ce transfert de compétences se matérialise déjà par la formation des ressources humaines. Le Professeur Kaboré a précisé que 45 agents ont bénéficié de sessions de formation, dispensées à la fois à Ouagadougou et à Izmir, sur la période 2024-2025. Ces modules ont permis, selon le directeur du SAMU, un renforcement significatif des capacités techniques du personnel, indispensable à la mise en place d’un système national intégré d’aide médicale d’urgence.