Trente-quatre candidats à la Oumra ont vu leur rêve de pèlerinage s’effondrer à l’aéroport, victimes d’une présumée escroquerie liée à l’organisation de leur voyage. L’affaire est actuellement examinée par le tribunal des flagrants délits de Dakar, où S. Kane, présenté comme responsable d’une agence de voyages, a été traduit en justice.
Selon les éléments du dossier, les pèlerins avaient été séduits par des offres promotionnelles largement diffusées sur les réseaux sociaux. Convaincus de la fiabilité de la structure, ils avaient versé des sommes conséquentes pour la prise en charge des billets d’avion et des formalités administratives. Mais au moment du départ, la désillusion est totale : les compagnies aériennes leur annoncent que leurs réservations n’étaient pas confirmées et avaient été annulées.
À la barre, la défense a tenté de dégager la responsabilité de l’accusé, désignant comme principal instigateur un certain S. Diallo, présenté comme l’employeur de S. Kane et actuellement en fuite. « Notre client n’avait pas conscience de participer à une entreprise délictuelle », ont plaidé ses avocates.
Les parties civiles, parmi lesquelles figure un avocat, dénoncent une fraude aux conséquences lourdes, tant financières que morales. Elles réclament 50 millions de francs CFA à titre de dommages et intérêts.
Estimant les faits particulièrement graves, le procureur de la République a requis la requalification des charges en escroquerie, sollicitant une peine de deux ans d’emprisonnement, dont un an ferme, assortie d’une amende d’un million de francs CFA.
Le tribunal a mis l’affaire en délibéré. La décision est attendue le 19 janvier prochain, selon Le Soleil, présent à l’audience.