La situation sécuritaire dans la ville de Gaza a connu une nouvelle dégradation ce lundi, marquant une rupture notable avec les engagements de cessation des hostilités. Alors que le territoire est théoriquement sous le coup d’un accord de trêve depuis le mois d’octobre, une opération aérienne menée par l’armée israélienne a ciblé une infrastructure du quartier de Nassr, entraînant une intervention d’urgence des secours.
L’attaque s’est concentrée sur un bâtiment résidentiel précis, dont la destruction soulève des enjeux humanitaires immédiats. Selon les informations rapportées par notre source Al Jazeera, l’immeuble visé ne servait pas uniquement de logement classique, mais remplissait une fonction cruciale pour la population locale : il abritait des Palestiniens déplacés, contraints de trouver refuge dans cette structure partiellement endommagée en raison de la rareté des abris disponibles dans l’enclave.
Le bilan provisoire de cette frappe fait état d’au moins quatre personnes tuées et de plusieurs blessés. Les équipes d’urgence ont été déployées rapidement pour transporter les survivants vers les hôpitaux voisins. Ibrahim Al Khalili, correspondant sur place pour Al Jazeera, souligne que cette attaque a provoqué un mouvement de panique parmi la population, qui s’interroge sur la suite des événements face à cette escalade militaire.
Cet incident s’inscrit dans une série plus large de transgressions documentées par les autorités locales. Le bureau des médias du gouvernement de Gaza a recensé 1 520 violations du « cessez-le-feu » par Israël depuis son entrée en vigueur le 10 octobre. Sur cette même période, le ministère de la Santé à Gaza rapporte que 581 personnes ont perdu la vie et 1 553 autres ont été blessées.
En marge de ce bombardement à Gaza City, d’autres violences ont été signalées sur le territoire. Dans le centre de la bande de Gaza, à l’est de Deir el-Balah, un agriculteur palestinien nommé Khaled Baraka a été abattu par les forces israéliennes, selon des sources locales citées par l’agence de presse Wafa.
Parallèlement, l’armée israélienne a confirmé une confrontation dans le sud de Gaza, indiquant avoir éliminé quatre combattants sortant d’un tunnel pour attaquer ses troupes. Cet accrochage renvoie à un point de friction majeur des négociations initiales de la trêve : la présence de combattants du Hamas dans les réseaux souterrains, qu’Israël considère comme une menace sécuritaire directe, tandis que le groupe palestinien réclamait pour eux un passage sécurisé.