Le gouvernement béninois a officiellement remis, samedi 3 janvier à Cotonou, des attestations de nationalité à vingt-et-un Afro-descendants. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de l’initiative « My Afro Origins », destinée à rétablir les ponts historiques avec les descendants de la traite transatlantique.
La cérémonie, qui s’est tenue en présence du Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Yvon Detchenou, et du ministre des Affaires étrangères, Olushegun Adjadi Bakari, marque une étape décisive dans le processus d’intégration de la diaspora historique. Selon les informations relayées par l’Agence Afrique, ces vingt-et-un récipiendaires ont reçu les documents actant leur appartenance officielle à la Nation béninoise, conformément aux dispositions législatives en vigueur.
Ce geste des autorités de Porto-Novo dépasse le simple cadre administratif pour revêtir une dimension mémorielle forte. Aubierge Olivia Hungbo, Directrice des Affaires civiles et des Sceaux, a souligné lors de son allocution qu’il s’agit d’un acte de « reconnaissance, de réparation et de réconciliation ». Pour le gouvernement, cette initiative permet au Bénin d’assumer son passé avec lucidité et de transformer une « blessure historique » en une opportunité pour les générations actuelles et futures.
Les attestations délivrées constituent, selon Rose-Marie Sossa, Conseillère technique au ministère de la Justice, des « actes de mémoire partagée ». L’initiative « My Afro Origins » offre ainsi aux personnes d’ascendance africaine, dont les ancêtres ont été déportés durant la traite négrière, la possibilité de renouer un lien juridique et citoyen avec le continent, favorisant une construction identitaire durable.