Mort d’Abdoulaye Ba : Le Procureur revient sur le rapport d’autopsie pour exclure la version qui circule dans l’opinion

La gestion judiciaire du dossier relatif au décès de l’étudiant Abdoulaye Ba, survenu en marge des échauffourées à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD), connaît un nouveau développement communicationnel. Alors que des interrogations subsistaient quant à la lecture faite par le Parquet des résultats scientifiques, le maître des poursuites a tenu à préciser la portée exacte de sa sortie du 14 février dernier. Une mise au point destinée à lever toute équivoque sur la validité de l’expertise médicale et à confronter les rumeurs persistantes aux éléments techniques du dossier.

L’intervention du Procureur vise avant tout à réaffirmer la confiance de l’institution judiciaire envers les médecins légistes, dont les conclusions avaient semblé, aux yeux de certains observateurs, être mises en balance. D’après les précisions rapportées par Le Quotidien, le chef du Parquet assure que son intention n’a jamais été de fragiliser le travail des experts assermentés.

« Le Parquet n’a jamais entendu remettre en cause les conclusions d’hommes et de femmes rompus à la tâche et ayant prêté serment », a-t-il déclaré. Il rappelle que ces praticiens accompagnent quotidiennement la justice dans le processus de clarification des procédures, souvent obscurcies par « les enjeux et intérêts en présence ».

Au-delà de la forme, cette clarification porte sur le fond du dossier et la cause exacte du décès. Le magistrat établit une distinction nette entre les constatations cliniques consignées dans le rapport d’autopsie et les versions relayées par la clameur publique. Selon lui, les résultats de l’examen post-mortem contredisent formellement la thèse d’une violence physique directe.

« Ce que le médecin légiste dit dans sa conclusion n’a absolument rien à voir avec la folle rumeur qui laisse entendre que Abdoulaye Ba a été battu à mort », a tranché le Procureur. Une déclaration qui vise à clore le débat sur les circonstances du drame, alors que la tension restait vive à l’UCAD après la confirmation du décès par les autorités.

Cette sortie intervient dans un contexte où la communication autour de cette affaire est scrutée de près, tant par la communauté estudiantine que par l’opinion publique, dans l’attente des suites judiciaires de cette procédure.

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