Moins de 24 heures après l’annonce de Steve Witkoff, la raison précise pour laquelle l’espoir reste introuvable dans les rues de Gaza

L’annonce a résonné comme un tournant diplomatique majeur. Steve Witkoff a officiellement évoqué le lancement de la « phase deux » du cessez-le-feu, une terminologie soigneusement choisie pour suggérer que le conflit entamait enfin sa désescalade. Moins de 24 heures plus tard, la Maison Blanche enchaînait avec la désignation des membres d’un nouveau « Conseil de la Paix » (Board of Peace), chargé de superviser un comité technocratique pour la gouvernance quotidienne de l’après-guerre à Gaza.

Selon les informations rapportées par Al Jazeera, cette structure sera dirigée par le Dr Ali Shaath, ancien responsable palestinien, présenté comme la figure de proue d’un plan tourné vers la reconstruction et la stabilité. Sur le papier, tout indique une mise en mouvement : une structure, une planification, une vision d’avenir.

Cependant, à l’intérieur de l’enclave palestinienne, ces annonces se heurtent à une réalité bien différente. Loin de susciter la confiance, la composition même de ce conseil soulève des interrogations immédiates au sein de la population. De nombreux Palestiniens peinent à concevoir qu’une instance chargée de la reconstruction puisse inclure des personnalités ayant, par le passé, affiché leur soutien à Israël, alors même que les responsabilités concernant les destructions massives n’ont pas été établies.

Le décalage entre le discours diplomatique et le vécu quotidien est total. Pour les familles endeuillées et celles qui ont perdu leur foyer, parler de gouvernance future semble déconnecté de l’urgence actuelle. Les drones continuent de bourdonner, les frappes aériennes restent une menace imprévisible, et la question centrale pour les parents demeure de savoir où leurs enfants pourront dormir en sécurité.

Cette « phase deux », qui existe dans les communiqués de presse, ne se traduit par aucun changement tangible sur le terrain. Les travailleurs humanitaires continuent de tracer leurs itinéraires non pas en fonction des besoins, mais de leur propre survie. Pour les habitants, la paix ne se mesure pas à la création de comités, mais à des indicateurs physiques simples : le silence soudain des armes, la fin de la peur nocturne et la certitude que le lendemain ne sera pas pire que la veille.

L’espoir, étiré jusqu’à ses limites après des mois d’épuisement, devient une notion fragile. Lorsque les déclarations officielles ne correspondent pas à la réalité des rues en ruines, la confiance s’érode au lieu de se construire. Pour l’heure, aux yeux de ceux qui vivent sous les bombes, cette nouvelle étape diplomatique ressemble davantage à un symbole qu’à la sécurité réelle qu’ils attendent.

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