La situation sécuritaire dans le sud de la Syrie continue de se détériorer avec une nouvelle offensive menée par les forces israéliennes. Alors que la région traverse une période de transition complexe depuis la chute du régime Baath en décembre dernier, l’armée israélienne maintient une pression militaire constante sur les zones frontalières. Selon nos informations, basées sur des dépêches de l’agence Anadolu, une nouvelle localité vient d’être la cible de tirs de roquettes, confirmant la stratégie d’extension des opérations de l’État hébreu.
L’attaque a visé spécifiquement al-Rafid, une localité située dans la zone rurale du gouvernorat de Quneitra. D’après la télévision d’État syrienne Al-Ikhbariya, plusieurs roquettes se sont abattues sur ce secteur. Pour l’heure, aucun bilan humain n’a été communiqué concernant d’éventuels morts ou blessés. Comme à son habitude lors de ce type d’opérations ponctuelles, l’armée israélienne n’a fait aucune déclaration officielle pour revendiquer ou commenter ces tirs.
Cette frappe s’inscrit dans un contexte d’occupation militaire qui s’est considérablement élargi ces derniers mois. Israël, qui occupe le plateau du Golan depuis 1967, a profité de l’effondrement du régime syrien le 8 décembre 2024 pour avancer ses pions. Les troupes israéliennes ont non seulement investi la zone tampon, mais ont également étendu leur présence au-delà de la ligne de désengagement de 1974. Des patrouilles sont désormais organisées régulièrement dans le gouvernorat de Quneitra et des positions militaires ont été établies jusqu’à une vingtaine de kilomètres de la capitale, Damas.
L’ampleur de cette campagne militaire a été chiffrée par les nouvelles autorités syriennes. Le président Ahmed al-Charaa a récemment révélé des statistiques alarmantes sur l’intensité des combats. Entre la chute du régime en décembre 2024 et la mi-septembre 2025, ce ne sont pas moins de 1 000 frappes aériennes et plus de 400 attaques terrestres qui ont été menées par l’armée israélienne sur le territoire syrien, ciblant aussi bien les anciennes positions du régime déchu que de nouvelles zones stratégiques.