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Matam : Kanel convoie plus de 2000 moutons à travers les villes du Sénégal

Quelque 2035 têtes de moutons ont été convoyées à partir du département du Kanel vers différentes villes du Sénégal entre le 27 juillet et le 1er août pour les besoins de la fête de Tabaski, a informé le chef du service départemental de l’élevage.

Sur ces 2035 têtes de moutons, “800 ont été acheminés sur Dakar et 147 sur Diaobé”, a indiqué par téléphone Mamadou Saliou Diao, ajoutant que 305 ont été convoyés vers Touba et Diourbel. Des camions de moutons sont partis à destination de Saint Louis, Bignona, Thiès, Mbour, Missira, Médina Sabakhe, Kolda, Galoya, Kébémer, Dadou Mousty, a dit le responsable. Selon Mamadou Saliou Diao, les prix varient entre 55 000 francs et 300 000 francs.

Dakar, la forte demande

Au Sénégal, la fête de la Tabaski (Aïd el Kabir) est centrée sur le sacrifice d’un animal domestique, généralement un bélier, comme celui qu’Abraham a substitué à son fils aîné. Chaque année plus de 400 000 moutons sont  sacrifiés, dont prêt de la moitié dans la région de Dakar, soit un tiers des sacrifices alors que l’agglomération ne regroupe qu’un quart de la population totale du pays.

La consommation de moutons de Tabaski de la capitale se distingue aussi par une recherche d’animaux correspondant à des critères de qualité élevés et variés. À cette demande urbaine nombreuse et spécifique, répondent à la fois les producteurs ruraux, des producteurs urbains et périurbains et des éleveurs des pays voisins.

L’approvisionnement

L’approvisionnement de Dakar en moutons de Tabaski se présente ainsi comme un exemple concret de l’évolution contemporaine des relations villes-campagnes en Afrique subsaharienne. La question posée est celle des effets de l’urbanisation et de l’évolution des modes de vie et de consommation sur l’organisation spatiale des systèmes de production et des dispositifs marchands, et plus généralement sur l’aménagement du territoire.

Le prix, une grande variété

La segmentation du marché de mouton de Tabaski dakarois se traduit aussi dans les gammes de prix. Selon les données de la Direction de l’élevage, sous la tutelle du Ministère de l’élevage (DIREL), les prix les plus fréquents observés en 2008 à Dakar étaient compris entre 45 000 et 55 000 Fcfa mais la gamme de prix est beaucoup plus étendue. Un seuil se dessine autour de 75 000 Fcfa : 70 % des prix observés seraient en dessous et 30 % au dessus. Ce seuil suggère une partition du marché entre d’un côté le marché des moutons « normaux », les plus nombreux, dans une catégorie de poids inférieur à 65-75 kg, et de l’autre un marché de moutons « exceptionnels » d’un poids supérieur à 75 kg et de race sélectionnée. Il matérialise aussi une certaine ligne de fracture dans la société sénégalaise.

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(3) commentaires

  • Papemassar Mariamasar

    On a un mauvais ministre de l’élevage il a bloqué les moutons venant des pays voisins pour que ses parents ecoulent leurs bétail de mauvaise qualité à des prix exorbitants

  • Patriote

    Faites attention c’est de l’arnaque attendez les moutons du Mali je vous le conseille pas les peule peule

  • Beatrice

    C’est peut être mieux de consommer local…. de façon à éviter des transports difficiles, longs, où les animaux comme les humains souffrent de la chaleur, où la mortalité pendant ces transports est réelle.

    Respectons les animaux ! ???????????

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