Maintien de l’ordre à l’Ucad : Le rappel à la loi ferme adressé aux autorités après la disparition d’Abdoulaye Ba

Le climat social au sein de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) suscite une vive réaction de la part des acteurs de la société civile. Suite aux événements tragiques survenus en début de semaine, un collectif d’organisations de défense des droits humains est monté au créneau pour dénoncer la gestion sécuritaire du campus. Dans un communiqué relayé par notre confrère Le Quotidien, ces organisations formulent des exigences précises à l’endroit de l’État, mêlant impératifs judiciaires et respect des textes régissant l’espace universitaire.

Les affrontements survenus le lundi 9 février 2026 marquent un tournant douloureux pour la communauté estudiantine. Les violences ont entraîné la mort d’Abdoulaye Ba, étudiant en médecine, et causé de nombreuses blessures lors d’une intervention policière qualifiée de « disproportionnée » par les signataires du communiqué. Face à ce bilan humain, le collectif exprime sa « profonde préoccupation » et réclame que toute la lumière soit faite sur les circonstances de ce drame. La demande centrale porte sur l’ouverture immédiate d’une enquête indépendante et impartiale, visant à traduire en justice les responsables dans le cadre d’un procès équitable.

Au-delà de l’aspect purement judiciaire, les défenseurs des droits humains placent le débat sur le terrain légal et institutionnel. S’appuyant sur la loi n°94-79 du 24 novembre 1994, ils rappellent les principes garantissant les franchises universitaires. Cette base juridique motive leur exigence d’un retrait immédiat des Forces de sécurité des enceintes académiques. Parallèlement à cette démilitarisation de l’espace universitaire, la libération des étudiants actuellement en détention figure parmi les priorités listées pour apaiser la tension.

L’analyse de la situation par ces organisations ne se limite pas aux conséquences sécuritaires, mais remonte aux causes structurelles du conflit. Pointant du doigt la gestion des réformes sociales, elles identifient le système d’attribution et de paiement des bourses comme le catalyseur des récentes manifestations. Pour sortir de l’impasse, le collectif exhorte les autorités à engager des concertations inclusives, privilégiant le dialogue pour résoudre ces dysfonctionnements administratifs qui perturbent régulièrement l’année universitaire.

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