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Lutte contre le terrorisme : Les jeunes invités à bannir la violence

Un séminaire portant sur «la radicalisme religieux des jeunes » a occupé les débats hier, à l’ouverture officielle de la célébration des dix ans de l’Ecole des officiers de la gendarmerie nationale.

« Chaque contrée ou région a ses enfants extrémistes… telle est la stratégie convoquée par l’autre camp pour une meilleure propagation de la peur. Le recrutement et le retournement de nationaux offrent une voie plus directe à la propagation de la terreur à moindre coût ». Ces propos du général de division, Haut commandant de la gendarmerie nationale et directeur de la justice militaire, le général Meissa Niang, mettent en lumière la complexité de l’identification d’éventuelles personnes capables de commettre des actes terroristes.

Aujourd’hui, a-t-il fait savoir, le terrorisme ne s’importe plus ni ne s’exporte, mais il est « fait maison ». Aussi, il a indiqué qu’avec la porosité de nos frontières et la « transnationalité » des acteurs religieux, les idéologies « djihadistes » ont gagné du terrain et séduisent de plus en plus des jeunes qui hypothèquent l’avenir de leurs nations.

Mais, au-delà, le général Niang a rappelé que la célébration des 10 ans de l’Ecole des officiers de la gendarmerie nationale (Eogn) est un prétexte pour les différents acteurs du secteur de la sécurité de réfléchir sur cette problématique prégnante qu’est la radicalisation des jeunes.

L’objectif visé est de mettre un réseau multidisciplinaire en vue de développer une meilleure coopération entre les forces de sécurité et de défense à la base et de favoriser une bonne compréhension du phénomène de la radicalisation des jeunes dans le contexte actuel.

Présidant la cérémonie, le ministre des Forces armées, Augustin Tine, a rappelé que les mouvements et autres groupes qui s’inscrivent dans cette idéologie « djihadiste » proposent aux jeunes une offre politique comme alternative à la démocratie.

Par conséquent, il est impératif d’élargir les approches et les perspectives de coopération. A cet effet, le ministre s’est réjoui de la présence du Mali, de la Côte d’Ivoire ainsi que de la France à ce séminaire.

«Le gouvernement du Sénégal demeure convaincu que la lutte contre l’extrémisme violent requiert une coopération forte entre pays amis, mais aussi ceux partageant le même espace sous-régional », a laissé entendre M. Tine dans les colonnes du quotidien Le Soleil.

 

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