Le maître de Tanger marche sur Rabat : « La prophétie accomplie »

Ce soir, l’histoire n’a pas balbutié. Elle a rugi. Comme annoncé, comme espéré, comme une prophétie gravée dans le marbre de notre détermination, le Sénégal est le premier qualifié pour la finale de la Coupe d’Afrique des Nations.

Mais que cette victoire fut coûteuse, et qu’elle fut belle ! Il y a eu ce frisson glacé qui a parcouru l’échine de tout un peuple lorsque notre « Roc », le capitaine Kalidou Koulibaly, est tombé au combat.

Dans ces instants où le destin vacille, on reconnaît les grandes nations. Le brassard n’est pas tombé à terre. Il a trouvé le bras vaillant d’Idrissa Gana Gueye.

Le symbole est immense : quand un pilier s’effrite, un autre se dresse, assurant la continuité du commandement et la solidité de l’âme.
Puis, vint la 78e minute. L’instant de vérité.

Le duel à distance entre les deux rois du football africain a rendu son verdict. Sadio Mané n’a pas seulement marqué un but ; il a marqué son époque. D’un éclair de génie, il a définitivement pris le dessus sur son frère et rival Mohamed Salah, scellant le sort du match et propulsant son pays vers l’apothéose.

Nous quittons ce soir notre citadelle. Tanger, terre de nos exploits, nous te saluons. Nous avons marqué ce territoire de notre empreinte indélébile.

Nous avons défendu tes murs sans faillir. Nous partons avec le titre honorifique, mais ô combien symbolique, de « Champion de Tanger ». Désormais, le regard est tourné vers le Nord, vers la capitale du Royaume.

Que ce soit les Lions de l’Atlas jouant à domicile ou les Super Eagles du Nigeria volant haut, peu importe l’adversaire qui nous rejoindra. Nous sommes déjà là où nous devions être.

Le 18 janvier, nous monterons sur Rabat non plus en conquérants, mais en souverains venus chercher leur couronne.

La deuxième étoile n’est plus un rêve lointain. Elle est juste là, à portée de main. Savourez, peuple du Sénégal. Ce soir, nous sommes en finale !

Talla SYLLA*

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4 commentaires

  1. Cher frère

    Je ne me lasse jamais de lire tes écris.

    Merci l’homme de lettres de culture.

    Ta petite sœur du quartier carrière


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