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moise - La révision du procès de Karim Wade est un impératif (Moïse Rampino)

La révision du procès de Karim Wade est un impératif (Moïse Rampino)

«Dans un passé très récent, le président Senghor avait son neveu dans le gouvernement, ça n’a pas choqué. Adrien Senghor était son fils, il a fait un travail, il n’y a pas eu de problème. Le président Diouf avait son propre jeune frère dans le gouvernement. Nous n’avons jamais remis en cause ce principe, ce n’est pas parce qu’on est jeune frère du président de la République ou on est fils d’un président qu’on ne peut pas travailler dans son entourage. C’est un faux problème. Ce sont des attaques faciles. J’ai vécu difficilement ces attaques contre la personne de Abdoulaye Wade, je ne parle pas d’attaques contre le Président ou l’homme politique Abdoulaye Wade. Mais quand on attaque en disant : le père, la femme, le fils, la fille, ce n’est plus de la politique. Ce n’est pas normal. Nous avons tous une famille à préserver » dixit MACKY SALL.

J’eus été stupéfait d’entendre, hier, l’ancien ministre de la justice déclarer qu’ ‘’ en 2016 Oumar Sarr était parti rencontrer Macky Sall sur ordre de son leader. Moi je suis un avocat qui croit la vérité. Karim aussi avait accepté d’aller négocier avec Macky Sall.’’ Lui qui, jadis, déclarait le 30 octobre 2016 que ‘’ c’est du jamais vu dans l’histoire du Sénégal. Karim qui voulait aller à Touba saluer son marabout a même été empêché de passer chez lui. Il a été escorté par le directeur de la prison jusqu’au départ de l’avion qui l’attendait à l’aéroport’’. En 2016, il plaidait la contrainte juste parce que son client lui donnait à manger. Aujourd’hui vu que ce dernier a décidé de ne plus répondre aux caprices de ce maitre chanteur, ce piètre avocaillon tient des propos qui sont en contradiction avec ce qu’il prétendait défendre auparavant. Mais comme l’atteste l’adage, ‘’ avec un mensonge on va loin, mais sans espoir de retour.’’ En réalité, Me Amadou Sall est un opportuniste qui agit comme un parasite dont les comportements et les convictions fluctuent au gré de ses intérêts. Comme quoi, ‘’comprendre avec votre mental, avec votre intelligence, c’est une chose, mais comprendre le mot au-delà des mots, est une autre chose. ‘‘

Pour avoir été le principal artisan de la libération de Karim Wade, je peux témoigner qu’il a toujours refusé de négocier car même les non-initiés en droit savent que son emprisonnement fut arbitraire, sélectif, abusif et illégal à tout point de vue. De prime abord, la constitution sénégalaise dans son article 98 stipule que ’’les traités ou accords régulièrement ratifiés ou approuvés ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois’’. De plus, dans le préambule de la déclaration universelle des droits de l’homme, il est clairement stipulé dans l’alinéa 6 que ‘’les états membres se sont engagés à assurer en coopération avec l’ONU, le respect universel et effectif des droits de l’homme qui y sont énoncés.’’ L’ONU, comme s’il voyait venir ma condamnation à deux de prison ferme, va plus loin dans l’alinéa 3 et annonce qu’ il ‘’ est essentiel que les droits de l’homme soient protégés par un régime de droit pour que l’homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l’oppression.’’

La CREI, de par son caractère dictatorial, a violé toutes les chartes internationales mais pour ne pas être long je vais juste choisir les articles 13, 10, 11 et 30 de la déclaration universelle des droits de l’homme.

L’alinéa 2 de l’article 13 de la déclaration universelle des droits de l’homme affirme que ‘’toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.’’ La mesure d’interdiction de sortie du territoire qui fut servie à Karim Wade fait fi de cette disposition comme pour dire aux institutions internationales que le Sénégal en bon pays despotique s’en bat les couilles.

L’article 10 de la déclaration universelle des droits de l’homme quant à elle dit : ‘’ toute personne a droit, en pleine égalité, à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal indépendant et impartial, qui décidera, soit de ses droits et obligations, soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle’’. J’avais, devant la barre, traité ces anti-balaka du droit qui faisaient office de magistrats de corrompus. Ils en avaient profité pour me condamner arbitrairement 2 ans de prison ferme. Est corrompu tout individu qui accepte d’agir contre les devoirs de sa fonction pour de l’argent. Joseph Ki Zerbo ne nous rappelait-il pas que ‘’l’oubli du passé est mortel pour l’avenir’’.

Mais comme Dieu est le meilleur des juges, juste après le dialogue initié au mois de mai 2016, Oumar Sarr était venu me voir au camp pénal pour me dire que si je voulais je pouvais sortir de prison le soir même de notre entrevue alors qu’au camp pénal pour obtenir une liberté conditionnelle les détenus doivent attendre au minimum trois mois. Il m’avait dit qu’il fallait juste que j’écrive ladite demande. Alors qu’il ne me restait que deux mois ferme à purger sur les 2 années, j’avais catégoriquement refusé en lui disant que ce combat était un combat de principe et que j’irai jusqu’au bout de ma peine. ‘’La menace du plus fort me fait toujours passer du côté du plus faible’’, affirmait François René, vicomte de Chateaubriand. Ce qui prouve une fois de plus que ces magistrats sont des saltimbanques et qu’en réalité, c’est Macky Sall qui enferme et qui libère quand il veut, comme il veut et où il veut. Jusqu’à quand ?

Et le temps m’eut donné raison. Deux semaines avant ma sortie de prison, le juge Maguette Diop, qui officie actuellement à la première chambre du tribunal correctionnel de Dakar, alors président de l’Union des Magistrats du Sénégal, eut déclaré sur les ondes de la RFM que ‘’la justice Sénégalaise avait besoin d’indépendance.’’ Il reconnaissait donc implicitement l’immixtion de l’exécutif dans le judiciaire. Louis de Bonald reconnaissait toutefois que ‘’ la pire des corruptions n’est pas celle qui brave les lois ; mais celle qui s’en fait à elle-même.’’

Des questions me reviennent alors à l’esprit : quelqu’un qui n’est pas indépendant peut-il être impartial ? Quelqu’un qui n’est ni indépendant ni impartial peut-il organiser un procès équitable et rendre un verdict juste ? Non. ‘’La vérité est incontestable, la malveillance peut l’attraper, l’ignorance peut s’en moquer mais à la fin elle demeure.’’ Winston Churchill.

Donc, l’ancien vice-président de la CREI sans le savoir m’a donné raison en reconnaissant qu’ils dépendaient de l’exécutif, qu’ils étaient taillables et corvéables à merci et qu’ils étaient donc des corrompus. Mieux, tous les magistrats qui siégeaient au niveau de la CREI ont été sélectionnés par le président Macky Sall himself. Et pour rappel, Antoine Diome ne remplissait pas les critères établis pour y siéger mais il faisait office de substitut du procureur juste parce qu’il était le mari de Fatima Zahra Dème qui est une amie de Mariéme Faye Sall et que cette dernière porte le nom de leur fille ainée. William Shakespeare nous avait averti en son temps en attestant que ‘’ si les empires, les grades, les places ne s’obtenaient pas par la corruption, si les honneurs purs n’étaient achetés qu’au prix du mérite, que de gens qui sont nus seraient couverts, que de gens qui commandent seraient commandés. »

L’alinéa 1 de l’article 11 de la déclaration universelle des droits de l’homme atteste que ‘’toute personne accusée d’un acte délictueux est présumée innocente jusqu’à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d’un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées.’’ Alors pour quelles raisons, cette cour a-t-elle fait du renversement de la charge de la preuve son moteur ? Ainsi, l’accusé potentiellement innocent peut apporter toutes les preuves du monde avec des pièces à conviction à l’appui mais la CREI, selon son bon vouloir et sans aucune raison valable, peut le débouter puisque ces accusations, cousues de fil blanc, ne reposent que sur des compilations de rumeurs. Cette abusive dérive judiciaire démontre la mauvaise foi manifeste de ces magistrats qui ont monnayé leur dignité pour quelques billets de banque. Il est clair que cette structure dictatoriale sélective, qui est en porte à faux avec les dispositions cardinales nationales et internationales, n’avait pas raison d’être. Abraham Lincoln déclarait ainsi qu’‘’on peut tromper une partie du peuple tout le temps et tout le peuple une partie du temps; mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps.’’

Mieux, l’article 30 de la déclaration universelle des droits de l’homme est clair. Il y est stipulé qu’ ‘’aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un État, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d’accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés.’’ Par voie de fait, le Parti Démocratique Sénégalais ne veut ni d’une grâce pour Karim Wade, ni d’une amnistie vu que son procès a été inéquitable à tout point de vue car le pouvoir fut juge et parti. Nous voulons que notre futur Secrétaire Général soit rétabli dans ses droits civiques et politiques dans les plus brefs délais et ce sans chantage comme l’exige le groupe de travail des nations-unies sur les détentions arbitraires. Jean Paul Marat nous rappelait qu’‘’il importe qu’il y ait des sages qui réclament sans cesse les lois lorsque le prince les viole, qui fassent sortir le peuple de son apathie, qui l’éclairent dans les temps difficiles, et le ramènent à ses droits.’’

De toutes les façons, ces magistrats à deux balles de la CREI n’ont pas le choix vu que les Nations-Unies ne cautionneront jamais cette forfaiture émise par ces dépravés que sont les violeurs répugnants de la constitution Sénégalaise et de la déclaration universelle des droits de l’homme.

Que ce ‘’Sall’’ apprenti-dictateur dénommé Macky sache que le jour où je devrais avoir peur de la prison, c’est que ce jour-là que je cesserai de vivre sur cette pauvre terre. Ainsi, comme l’affirmait Henri de La Rochejaquelein ‘’ si j’avance, suivez-moi ; si je recule, tuez-moi; si je meurs, vengez-moi. » Ce pays ne se fera pas sans le PDS car tout ce qui est palpable et visible l’est grâce au panafricaniste, Me Abdoulaye Wade. Karim Wade, après tout ce qu’il a enduré, doit donc naturellement être fier d’avoir un tel père et de pouvoir le succéder à la tête du PDS pour parachever son œuvre à la tête du Sénégal. Nous y croyons et avec les militants du PDS composés principalement de jeunes patriotes, nous reconquerrons ce pouvoir qui nous tend les bras. « Notre plus grande gloire n’est point de tomber, mais de savoir nous relever chaque fois que nous tombons » confessait Confucius.

* Éternel Wadiste

Karim Wade Moïse Rampino
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(2) commentaires

Manou

texte bien reflechi mon cher , tu inspire l endurance et la loyauté bon vent

Assane Diop

Ah ndeyssane il délire

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