Une année s’est écoulée depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche en tant que 47ème président des États-Unis. Douze mois après sa victoire face à Joe Biden, le successeur de l’administration démocrate a imposé un rythme soutenu de réformes, marqué par la signature immédiate de 25 décrets dès sa prise de fonction. Selon les informations rapportées par Le Quotidien, ce premier exercice du second mandat républicain se distingue par une rupture nette avec les politiques précédentes, impactant directement les relations diplomatiques et économiques avec le continent africain.
Une politique intérieure aux répercussions immédiates
La stratégie de l’administration Trump s’est d’abord déployée sur le plan intérieur avec des mesures ciblant l’immigration et la diversité. Les lois favorisant l’accès aux études supérieures et à l’emploi pour les minorités, notamment les populations hispaniques et afro-américaines, ont été supprimées. Ces décisions, justifiées par la lutte contre un supposé « racisme à rebours », s’accompagnent d’une volonté d’exporter cette vision à l’international sous peine de sanctions.
Sur le plan économique, les taxes douanières sont devenues l’outil privilégié de la diplomatie américaine. Si la Chine reste une cible majeure, les alliés historiques ne sont pas épargnés. Le Canada a vu ses taxes augmenter de 25 %, tandis que l’Europe, le Japon et la Corée du Sud subissent également cette pression protectionniste.
L’Afrique du Sud et l’aide au développement dans le viseur
Pour le continent africain, ce changement de cap se matérialise par des mesures ciblées. Des pays disposant de ressources stratégiques comme Madagascar, le Malawi et surtout l’Afrique du Sud, font face à de nouvelles pressions. Le cas sud-africain illustre l’influence grandissante d’Elon Musk auprès du président américain. Selon nos sources, le milliardaire a encouragé des sanctions contre son pays d’origine, alléguant des exactions contre la minorité blanche. En conséquence, seuls les Sud-Africains blancs peuvent désormais prétendre au statut de réfugié politique aux États-Unis.
Le changement le plus drastique concerne l’aide humanitaire avec la dissolution de l’Agence américaine pour le développement international (USAID). Cette structure, pilier du soutien sanitaire et alimentaire dans de nombreux pays en développement, n’a pas été remplacée, laissant plusieurs États sans alternative immédiate pour leurs populations vulnérables.
Durcissement des conditions d’entrée et géopolitique
La mobilité vers les États-Unis subit également un coup d’arrêt. L’époque des visas longue durée de dix ans est révolue : ces titres ont été révoqués et remplacés par des autorisations n’excédant pas un mois. Les conditions d’obtention se sont considérablement durcies, limitant l’accès au territoire américain à une poignée d’officiels de pays spécifiquement sélectionnés.
Sur la scène internationale, le bilan diplomatique reste contrasté. Si Donald Trump a contraint les présidents Félix Tshisekedi (RDC) et Paul Kagame (Rwanda) à signer un traité de paix à Washington, les conflits en Ukraine et à Gaza perdurent, malgré les promesses de résolution rapide. Le Comité Nobel a d’ailleurs choisi de distinguer une opposante vénézuélienne plutôt que le président américain, soulignant l’isolement relatif de sa vision diplomatique sur la scène mondiale.