La Chambre d’accusation valide le maintien en détention : l’alternative procédurale exacte qui s’impose désormais à Nabou Lèye

L’espoir de recouvrer la liberté s’éloigne momentanément pour la danseuse Nabou Lèye. Alors que ses avocats avaient multiplié les arguments juridiques pour obtenir sa sortie de prison, la Chambre d’accusation a rendu un verdict défavorable, confirmant la nécessité de son maintien en détention dans le cadre de l’instruction sur le double meurtre d’Aziz Dabala et de Boubacar Gano. Une décision qui resserre l’étau autour de l’inculpée et oblige sa défense à revoir sa stratégie.

La juridiction du second degré n’a pas été sensible aux garanties de représentation avancées par les conseils de la défense. Ces derniers contestaient la pertinence des charges et estimaient que la détention n’était plus justifiée. Toutefois, la Chambre a préféré s’aligner sur l’analyse du magistrat instructeur, considérant que les indices et la gravité des faits nécessitaient le maintien de la mesure privative de liberté.

**L’arbitrage procédural qui attend la défense**

Face à ce blocage, l’horizon judiciaire de Nabou Lèye se limite désormais à deux voies distinctes, comme le rapportent nos confrères d’IGFM. La première option consiste à porter le combat devant la Cour suprême via un pourvoi en cassation. Cette démarche viserait à contester la légalité de la décision rendue par la Chambre d’accusation, sans pour autant juger l’affaire sur le fond.

La seconde option, plus technique, impose un retour devant le juge d’instruction. Pour que cette voie soit viable, la défense devra obligatoirement présenter des « éléments nouveaux » susceptibles de justifier une nouvelle demande de mise en liberté provisoire, ou des preuves tangibles de nature à disculper totalement leur cliente.

**Rappel du contexte judiciaire**

Pour mémoire, Nabou Lèye avait été replacée sous mandat de dépôt le 17 décembre 2026 par le Tribunal de Pikine-Guédiawaye. Son implication dans ce dossier repose notamment sur les déclarations de Modou Lo, présumé auteur principal, qui la cite aux côtés de l’artiste Tarba Mbaye. Bien qu’ayant bénéficié d’un contrôle judiciaire à une étape antérieure de la procédure, la danseuse voit sa situation se complexifier alors que l’instruction poursuit son cours.

Votre avis sera publié et visible par des milliers de lecteurs. Veuillez l’exprimer dans un langage respectueux.

Laisser un commentaire