La publication de milliers de documents judiciaires liés à l’affaire Jeffrey Epstein continue de provoquer des remous au sein de la classe politique internationale. En Israël, le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’est saisi de ces éléments non pas pour commenter le fond de l’affaire, mais pour cibler directement l’un de ses plus farouches opposants, l’ancien chef du gouvernement Ehud Barak.
Dans une prise de parole sur le réseau social X, l’actuel dirigeant israélien a formulé une interprétation politique des relations avérées entre le financier américain décédé et son prédécesseur. Selon nos informations, reprises par l’agence Anadolu, Benjamin Netanyahu affirme que la proximité affichée entre les deux hommes constitue la preuve que Jeffrey Epstein « ne travaillait pas pour Israël », contrairement à certaines théories persistantes.
Pour étayer son propos, le chef du Likoud souligne que cette « relation inhabituellement proche » dédouane les services de renseignement de l’État hébreu tout en accablant Ehud Barak. Le Jerusalem Post rappelle que des rencontres ont eu lieu entre Barak et Epstein à plusieurs reprises en 2015 et 2016, soit après la première condamnation pénale du financier, des photos les montrant notamment à l’entrée de la résidence new-yorkaise de Manhattan.
Cette sortie médiatique s’inscrit dans un contexte de tensions extrêmes entre les deux hommes. Benjamin Netanyahu accuse son rival, « obsédé depuis plus de deux décennies par sa défaite électorale », de tenter de déstabiliser le gouvernement élu en collaborant avec des mouvements de contestation. Ehud Barak, critique virulent de l’actuelle coalition, a récemment signé des pétitions aux côtés de professionnels de santé réclamant un accord pour le retour des otages à Gaza, quitte à suspendre les opérations militaires.
Ces échanges acerbes surviennent alors que la justice américaine, par la voix du procureur général adjoint Todd Blanche, a annoncé la déclassification de plus de 3 millions de fichiers supplémentaires. Ces documents mentionnent de nombreuses personnalités mondiales, incluant les anciens présidents américains Bill Clinton et Donald Trump, ou encore le prince Andrew, relançant l’attention sur ce vaste réseau de trafic sexuel.