Iran : Le chef de la police annonce le retour au calme et accuse les puissances étrangères

Le chef de la police iranienne a affirmé que le calme est revenu sur l’ensemble du territoire après plusieurs jours de vives tensions. Le général Ahmadreza Radan a qualifié la nuit de jeudi de moment le plus apaisé depuis le début des troubles, rejetant l’impact des appels à manifester lancés depuis l’étranger.

Selon les informations relayées par l’agence Anadolu, le général de brigade Ahmadreza Radan a indiqué qu’aucun rassemblement n’a été signalé à l’échelle nationale jeudi soir. Il a souligné que la stabilité a été rétablie grâce à la « conscience du peuple », déclarant symboliquement que le « dernier clou a été planté dans le cercueil du terrorisme ». Les autorités maintiennent que les premières manifestations, débutées le 28 décembre à Téhéran pour des motifs économiques tels que l’inflation et la chute du rial, ont basculé dans la violence contre les biens publics et les forces de sécurité.

Sur le plan sécuritaire, des opérations de renseignement ont mené à plusieurs arrestations dans les provinces de Fars, Kerman, Hormozgan et Golestan. Les responsables iraniens ont annoncé la saisie d’armes, d’explosifs et de munitions de type militaire. Téhéran accuse Washington et Tel-Aviv de financer ces agitations, des allégations fermement rejetées par les deux capitales.

La gestion de cette crise par les autorités iraniennes attire l’attention de la communauté internationale. Dans ce climat tendu, le Canada a confirmé la mort d’un ressortissant et, à l’instar des pays du G7, a condamné la répression des manifestations. Si le gouvernement iranien n’a pas encore communiqué de bilan officiel, un groupe de défense des droits humains basé aux États-Unis évoque au moins 2 677 décès et près de 19 100 arrestations depuis le début du mouvement.

Votre avis sera publié et visible par des milliers de lecteurs. Veuillez l’exprimer dans un langage respectueux.

Laisser un commentaire