Le gouvernement canadien a confirmé jeudi la disparition d’un de ses citoyens en Iran, survenue dans le cadre des mouvements de contestation qui secouent la République islamique depuis plusieurs semaines. La diplomatie canadienne impute directement ce décès aux autorités locales, marquant une nouvelle escalade dans les tensions diplomatiques entre les deux pays.
Dans une déclaration publiée sur le réseau social X, la ministre canadienne des Affaires étrangères, Anita Anand, a indiqué avoir appris qu’un ressortissant canadien était décédé « aux mains des autorités iraniennes ». Les services consulaires ont établi un contact avec la famille de la victime résidant au Canada. Comme le rapporte l’agence Anadolu, la ministre a fustigé la répression des manifestations pacifiques, évoquant un « mépris flagrant pour la vie humaine » et appelant à une cessation immédiate des violences.
Cette annonce intervient dans un contexte international tendu. Les ministres des Affaires étrangères du G7 ont condamné l’usage délibéré de la force par Téhéran. En parallèle, la France a également haussé le ton face à la répression, convoquant le représentant diplomatique iranien. Si aucun bilan officiel n’a été communiqué par l’Iran, des organisations de défense des droits humains, telles que HRANA, recensent un nombre élevé de victimes et d’arrestations depuis le début de la fronde fin décembre.
Face à ces critiques, les autorités iraniennes rejettent la responsabilité des troubles sur des acteurs extérieurs, accusant nommément les États-Unis et Israël d’orchestrer l’instabilité. Le Président américain Donald Trump a d’ailleurs réagi à la situation, s’exprimant sur le bilan humain et le soutien aux manifestants. La pression internationale continue de s’accentuer pour le respect des droits fondamentaux en Iran.