La capitale irakienne a été le théâtre d’une offensive aérienne nocturne ciblant une emprise diplomatique majeure. Les événements se sont précipités mardi après l’activation des dispositifs de sécurité sur place.
Un incendie s’est déclaré dans la soirée aux abords de l’ambassade des États-Unis à Bagdad. Selon l’agence Anadolu, le complexe a été visé par trois drones chargés d’explosifs.
Les systèmes de défense anti-aérienne de l’ambassade ont réussi à intercepter deux des appareils en plein vol. Le troisième engin a toutefois frappé le mur extérieur du complexe. C’est cet impact direct qui a déclenché les flammes dans le périmètre immédiat du site.
Avant l’apparition de l’incendie, une forte détonation avait retenti dans Bagdad, signalant l’activation du bouclier anti-aérien américain. Les autorités irakiennes n’ont pas immédiatement communiqué sur cet incident.
Cette frappe s’inscrit dans une série d’opérations revendiquées. Plus tôt dans la journée de mardi, un groupe se faisant appeler la Résistance islamique en Irak a déclaré avoir mené 21 attaques par roquettes et drones contre des bases américaines en Irak et dans la région en l’espace d’une seule journée.
Ces événements surviennent dans un contexte régional marqué par une offensive conjointe menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran depuis le 28 février. Les données rapportées font état d’environ 1 300 morts, parmi lesquels figure l’ancien guide suprême Ali Khamenei. En représailles, Téhéran a ciblé Israël, la Jordanie, l’Irak et les pays du Golfe par des frappes de drones et de missiles. L’Iran affirme viser spécifiquement les bases militaires américaines situées sur ces territoires. Ces échanges de tirs ont causé des victimes et des dommages aux infrastructures, tout en perturbant les marchés mondiaux et l’aviation internationale.