Investissements contre assistance : le mode opératoire inédit validé par Washington pour ses futurs projets avec l’Union africaine

La capitale éthiopienne a été le théâtre, ce mercredi 28 janvier, d’une évolution notable dans la diplomatie économique liant le continent américain à l’Afrique. Au-delà des discussions habituelles sur la sécurité, les représentants des deux parties ont officialisé une démarche visant à transformer structurellement la nature de leurs échanges financiers et techniques.

Lors d’une rencontre tenue à Addis-Abeba, le gouvernement américain et la Commission de l’Union africaine (CUA) ont acté la création d’un groupe de travail stratégique dédié aux infrastructures et aux investissements. Cette décision, rapportée par Agence Afrique, a été formalisée par une déclaration commune entre Christopher Landau, sous-secrétaire d’État américain, et Mahmoud Ali Youssouf, président de la CUA. L’objectif affiché est de dépasser la simple relation diplomatique pour entrer dans une phase de co-construction économique.

Ce nouveau mécanisme répond à une volonté précise des États-Unis : sortir de la logique de l’assistance traditionnelle pour privilégier un partenariat économique productif. Selon les termes de l’accord, il ne s’agit plus seulement d’envoyer des fonds, mais de conjuguer l’expertise africaine avec l’innovation financière et les capitaux américains. Cette approche vise à aligner les intérêts de Washington avec les grandes priorités continentales, notamment l’Agenda 2063 et la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Concrètement, ce groupe de travail servira de plateforme opérationnelle pour les hauts responsables et les experts techniques des deux bords. Leur mission consistera à identifier les opportunités où le secteur privé américain peut s’engager massivement. Les domaines ciblés sont stratégiques : l’énergie, les transports, le numérique, ainsi que les chaînes d’approvisionnement en minerais critiques, des secteurs vitaux pour la souveraineté économique des deux parties.

Pour la Commission de l’Union africaine, cette initiative valide la thèse selon laquelle la croissance économique est le socle indispensable d’une paix durable. En harmonisant les réglementations et en facilitant le commerce bilatéral, cette nouvelle plateforme entend garantir des retombées directes en matière de création d’emplois et de prospérité, tant pour les populations africaines qu’américaines.

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