Immigration et contrôle démographique en Israël : La confidence crue d’Ehud Barak à Jeffrey Epstein sur la « qualité » des populations

Un enregistrement audio exhumé par le département de la Justice des États-Unis dévoile une discussion privée entre l’ancien Premier ministre israélien Ehud Barak et le défunt financier Jeffrey Epstein. Au cœur de cet échange, relayé par notre confrère Al Jazeera, l’ex-dirigeant expose une vision utilitariste de l’immigration, visant explicitement à modifier l’équilibre démographique face à la population palestinienne par l’importation massive de citoyens russophones.

Dans cet audio non daté, Ehud Barak relate une conversation tenue avec le président russe Vladimir Poutine. L’ancien chef du gouvernement israélien y exprime un besoin chiffré précis : l’arrivée d’un million d’immigrants supplémentaires en provenance de l’ex-URSS. Selon les propos tenus dans l’enregistrement, cette vague migratoire est présentée comme un levier stratégique permettant aux autorités israéliennes d’être plus « sélectives » et de « contrôler la qualité beaucoup plus efficacement » que par le passé.

L’échange met en lumière une distinction brutale opérée par l’homme politique entre les différentes vagues d’immigration. Ehud Barak compare l’arrivée souhaitée des populations slaves, qu’il qualifie de « main-d’œuvre qualifiée », à l’immigration historique des Juifs sépharades venus du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord après 1948. Il décrit cette dernière comme une « vague de salut » où le pays a dû accepter « tout ce qui venait », utilisant des termes que la source qualifie de dénigrants envers les Juifs d’origine nord-africaine.

Au-delà de la question ethnique, l’enregistrement révèle une volonté politique de contourner l’influence religieuse en Israël. Barak explique à Epstein la nécessité de « briser le monopole du rabbinat orthodoxe » sur les mariages et la définition de la judéité. L’objectif affiché est d’ouvrir les portes à une conversion massive au judaïsme pour ces populations russes, souvent laïques, afin de consolider la majorité juive. « C’est un pays prospère, beaucoup postuleront », assure-t-il dans l’audio.

Cette vision démographique résonne avec les politiques actuelles de l’État hébreu. Le gouvernement continue d’encourager activement l’immigration (Aliyah), notamment en provenance des États-Unis et de France, dont beaucoup de ressortissants s’installent dans les colonies de Cisjordanie occupée. Récemment, des mesures fiscales incitatives ont été dévoilées, promettant aux nouveaux immigrants arrivant en 2026 une exonération d’impôt sur le revenu pour leurs deux premières années, confirmant la centralité de l’enjeu démographique dans la politique intérieure israélienne.

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