Souleymane Sidibé, Directeur général de Léopard Sécurité, affirme avoir été victime de brutalités lors de son arrestation par des éléments de la gendarmerie, le 22 octobre dernier à Rufisque. Interpellé à son domicile avant d’être conduit à la Brigade de recherches de Kaolack, l’homme dit à Senego avoir été malmené, menotté et privé de tout contact avec sa famille et son avocat. Il annonce aujourd’hui son intention de porter plainte contre les forces de l’ordre, estimant que sa dignité a été bafouée.
« C’est une réplique à la bavure de la gendarmerie », déclare-t-il, revenant sur les circonstances de son arrestation. Selon lui, des gendarmes auraient fait irruption chez lui sans décliner leur identité, l’auraient plaqué au sol et fouillé son bureau. « Ils étaient sept. À ce moment-là, j’ai pensé que j’étais accusé de faits extrêmement graves, comme une menace à la sécurité nationale ou du terrorisme », raconte-t-il.
Souleymane Sidibé, directeur général de Léopard Sécurité, une entreprise légalement constituée basée aux Parcelles Assainies à Dakar, dit n’avoir jamais compris les accusations initiales portées contre lui, notamment la détention présumée d’armes militaires. « Tout est au nom de Léopard Sécurité. Aucun document ne porte le cachet de la police ou de la gendarmerie », soutient-il.
Conduit à Kaolack, il affirme avoir subi une garde à vue qu’il juge abusive, entouré de plusieurs enquêteurs et soumis à des injures. « On m’a confisqué tous mes téléphones et refusé tout contact. J’ai même été menotté derrière pendant le transport, malgré mes demandes », déplore-t-il.
Déféré devant le procureur de Kaolack le 27 octobre, Souleymane Sidibé dit avoir découvert cinq chefs d’accusation, dont l’usurpation d’identité et l’association de malfaiteurs. « J’ai failli tomber des nues. Ils disaient même que je ne m’appelais pas Souleymane Sidibé, alors que tous mes documents officiels, de mon CEPE à mon passeport, portent ce nom », affirme-t-il.
Lors du jugement en flagrant délit, le 29 octobre, le tribunal a disqualifié l’essentiel des accusations, selon l’intéressé. « Le juge a démonté un à un les chefs d’accusation », explique-t-il, précisant que seule une tentative d’escroquerie a finalement été retenue, pour laquelle il a été condamné à deux mois de prison ferme, peine qu’il dit avoir entièrement purgée.
Estimant la procédure « curieuse », notamment le choix de la juridiction de Kaolack alors que les parties ne résident pas dans cette région, Souleymane Sidibé assure vouloir aller au bout. « Je vais suivre cette affaire jusqu’au plus haut niveau. Je vais porter plainte contre la gendarmerie, j’en ai déjà parlé à mon avocat », ajoute t-il.
Cest Injuste moins de maltraitance plus de professionalisme pas de mechancete gratuite la justice peut faire son travail intelligemment
Abus d’autorité me semble t’il