La recherche d’appuis militaires par Washington dans son offensive contre l’Iran se heurte aux réticences de ses alliés traditionnels européens. Face au refus d’engagement immédiat de Londres et de Paris, le président américain a choisi la confrontation verbale directe, ciblant particulièrement les plus hauts dirigeants britannique et français.
Selon les informations de l’agence Anadolu, Donald Trump a vivement pris à partie le Premier ministre britannique Keir Starmer, mardi, depuis la Maison Blanche. Interrogé sur son appréciation du dirigeant britannique, le président américain a qualifié de « grave erreur » sa décision de ne pas soutenir la guerre menée par les États-Unis contre l’Iran, rappelant au passage les importants bénéfices que le Royaume-Uni tire de ses échanges commerciaux avec Washington.
Le chef de l’État américain ne s’est pas limité à un constat diplomatique. Il a ouvertement raillé la posture de Londres, affirmant que Keir Starmer était prêt à envoyer « deux porte-avions après notre victoire ». En réponse, Donald Trump a indiqué lui avoir suggéré de déployer plutôt « quelques dragueurs de mines », précisant que les forces américaines n’avaient pas besoin des porte-avions britanniques. Il a conclu sa charge par une pique cinglante : « Malheureusement, Keir n’est pas Winston Churchill. »
L’offensive verbale s’est également étendue à la politique intérieure du Royaume-Uni. Les choix de Londres en matière d’énergie et de migration ont été qualifiés de « désastre » par le président américain, qui accuse le pays d’avoir laissé entrer « des millions et des millions de personnes qui ne devraient pas être là », une situation qui, d’après lui, s’étend à l’ensemble de l’Europe.
Le président français n’a pas été épargné par cette sortie médiatique. Donald Trump s’est montré particulièrement expéditif concernant Emmanuel Macron, déclarant simplement qu’« il sera bientôt hors fonction ».
Ces déclarations interviennent au lendemain d’une communication du président américain qui laissait pourtant entendre que Paris et Londres pourraient rejoindre l’initiative de Washington. Dans les faits, les deux capitales européennes ont pris leurs distances. Mardi, Emmanuel Macron a clarifié la position de la France en excluant toute participation immédiate à des opérations visant à rouvrir le détroit, tout en gardant la porte ouverte à une future intégration dans un « système d’escorte » si les tensions venaient à s’apaiser. De son côté, le Royaume-Uni a formellement décliné la demande d’assistance militaire formulée par les États-Unis.
Tandis que les réserves de missiles balistiques et d’intercepteurs s’amenuisent, les alliés introuvables, seule subsiste la joute verbale virulente. Des décennies d’efforts pour établir une hégémonie mondiale ont été balayées en moins de deux ans par un homme affligé de troubles cognitifs majeurs. Il est légitime de se demander comment un tel individu peut encore détenir le pouvoir de réduire le monde en cendres. À tel point que certains s’imaginent, par dérision, que presser le bouton rouge ne commanderait qu’une livraison de pizzas au lieu de l’apocalypse.