La situation sécuritaire au Moyen-Orient, marquée par une intensification continue des hostilités depuis la fin du mois de février, suscite une mobilisation au plus haut niveau diplomatique. Face à la multiplication des affrontements impliquant plusieurs puissances régionales et internationales, le Saint-Siège a décidé d’interpeller directement les principaux acteurs militaires du conflit.
Le Vatican a officiellement exhorté les États-Unis et Israël à mettre un terme à la guerre en cours. Selon l’agence Anadolu, le secrétaire d’État du Vatican, le cardinal Pietro Parolin, a détaillé mercredi les termes de la communication prévue avec l’administration américaine et ses alliés.
Le dignitaire a précisé qu’il demanderait au président américain Donald Trump de stopper les hostilités « le plus rapidement possible ». Le cardinal Parolin a souligné que le danger actuel réside dans l’imminence d’une escalade incontrôlable, formulant une exigence géographique précise : « Je dirais : laissez le Liban tranquille ». L’agence Anadolu, s’appuyant sur les données de Vatican News, indique que ce même appel à la retenue est destiné à Israël. Le Saint-Siège invite les deux nations à privilégier les voies pacifiques de la diplomatie et du dialogue pour résoudre leurs différends.
Cette démarche intervient dans un contexte de crise régionale ouverte. Depuis le 28 février dernier, une offensive conjointe menée par Israël et les États-Unis contre l’Iran a fait environ 1 300 morts, parmi lesquels figurait le guide suprême iranien de l’époque, Ali Khamenei.
En représailles, Téhéran a déclenché une série de frappes de drones et de missiles ciblant Israël, la Jordanie, l’Irak ainsi que des pays du Golfe abritant des installations militaires américaines. Ces tirs de riposte visant des bases étrangères ont engendré des pertes humaines et des dégâts matériels importants, provoquant par la même occasion de lourdes perturbations sur les marchés mondiaux et le trafic aérien international.