Gestion nébuleuse: Le doyen de la faculté de médecine et l’ancien recteur de l’Ucad épinglés par un audit

Gestion nébuleuse: Le doyen de la faculté de médecine et l’ancien recteur de l’Ucad épinglés par un audit

Le rapport d’audit 2014 produit par le Cabinet Amadou Arame Diagne sur le système de gestion de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) commandité par la Direction générale de l’enseignement supérieur a révélé la gestion nébuleuse des subventions accordées par le ministère à la Faculté de médecine pour un montant total de 368 millions de 2011 à 2013.

Ce rapport met en cause le Doyen de la faculté de médecine Abdourahmane Dia, l’ancien recteur de l’Ucad, Saliou Ndiaye et son chargé de mission. D’abord, l’audit montre que la subvention de 150 millions francs CFA accordée par arrêté au 2 février 2011 pour l’acquisition d’intrants, de fauteuils et de trousses dentaires, « imputable sur les crédits du budget général de l’Etat a été viré sur le compte de la direction de la coopération en 2011 ».

Durant cette même année, le recteur a émis l’arrêté qui dans son article 2 indique que la dépense imputable sur les crédits de la direction de la coopération fera l’objet d’un chèque émis au nom de Monsieur Tafsir Diattara, chargé de mission auprès du Recteur.

Quelques jours plus tard, la subvention a été totalement retirée en espèces .Une opération que les auditeurs jugent peu orthodoxe. Car, elle implique « le virement de la subvention, dans les comptes de la direction de la coopération, l’absence de Ddm de rattachement au budget de la faculté bénéficiaire ».

Plus grave encore, un chèque d’un montant de 65 millions a été libellé au nom propre du plombier de l’Ucad, à son insu et non endossé. Alors qu’il devait être engagé au nom du Doyen de la faculté de médecine. Le rapport d’audit a jugé nécessaire l’ouverture d’une enquête judiciaire pour situer les responsabilités dans cette affaire.

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1 COMMENTAIRE
  • younoucousse

    Nébuleuse dans la gestion, il n’y a pas que l’université, mais cet audit devrait appliqué aussi à certains etablissements privés d’enseignement superieur qui beneficient du concours de l’Etat, car il s’y passe des faits que l’éthique et la deontologie ne peuvent accepter

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