L’accord de cessez-le-feu, en vigueur depuis le 10 octobre 2025, subit une nouvelle entorse significative. Alors que le texte devait mettre un terme à deux années de conflit intense, la réalité du terrain à Khan Younes rappelle la fragilité du dispositif. Ce samedi, des tirs de l’armée israélienne ont fait deux nouvelles victimes civiles, relançant les inquiétudes sur la pérennité de la trêve dans le sud de la bande de Gaza.
**Des tirs ciblés et des démolitions massives**
Selon une source médicale citée par l’agence Anadolu, les tirs ont visé spécifiquement l’est de Khan Younes, blessant une jeune fille et un homme âgé. Au-delà de ces atteintes physiques, des témoins oculaires rapportent que les forces israéliennes ont ouvert le feu sans discernement avant d’engager une opération de destruction d’infrastructures. Plusieurs bâtiments résidentiels du secteur ont ainsi été démolis, modifiant encore davantage la physionomie d’une ville déjà lourdement impactée.
**Une offensive élargie à d’autres secteurs**
La journée de samedi ne s’est pas limitée aux événements de Khan Younes. Les troupes israéliennes ont également opéré dans les zones orientales du camp de réfugiés de Bureij ainsi que dans le quartier de Zeitoun, utilisant le même mode opératoire de tirs indiscriminés. Parallèlement, l’aviation a mené plusieurs frappes sur Rafah et à l’est de la ville de Gaza, maintenant une pression militaire constante sur l’ensemble de l’enclave.
**Un bilan post-trêve qui s’alourdit**
Ces nouveaux incidents interviennent alors que le bilan humain continue de grimper malgré l’arrêt officiel des hostilités. Si le conflit initial, du 8 octobre 2023 au 10 octobre 2025, a causé plus de 72 000 morts et détruit 90 % des infrastructures civiles, la période censée être pacifiée reste meurtrière. D’après les chiffres du ministère de la Santé de Gaza, au moins 591 Palestiniens ont été tués et plus de 1 578 blessés lors d’attaques israéliennes depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu.