France : Les discriminations raciales persistent malgré un cadre juridique fort

France : Les discriminations raciales persistent malgré un cadre juridique fort

En France, la lutte contre les discriminations raciales se heurte à de nombreux défis, comme le rapporte nos confrères d’Anadolu. Ces discriminations continuent de toucher divers aspects de la vie quotidienne, malgré un cadre juridique destiné à les éliminer.

Le 21 mars 2025 a marqué la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale. Cette date, établie en 1966 par l’Assemblée générale des Nations Unies, commémore le massacre de Sharpeville en Afrique du Sud. Des événements ont été organisés en France pour sensibiliser le public aux discriminations encore présentes.

Dans le domaine de l’emploi, les inégalités subsistent. Selon le baromètre 2020 du Défenseur des droits et de l’Organisation internationale du travail, 23 % des personnes actives en France affirment avoir fait l’expérience de discrimination dans l’emploi. Le Rassemblement national a suggéré une mesure controversée de « préférence nationale » qui se heurte à la Constitution française.

L’accès au logement est un autre secteur marqué par ces discriminations. Une étude a révélé que les personnes portant un nom à consonance arabe ou africaine ont moins de chances d’obtenir un rendez-vous pour louer un logement privé. Ces pratiques persistent malgré l’interdiction légale de discriminer dans ce domaine.

Le racisme institutionnel désigne les discriminations qui sont intégrées dans les structures des institutions. Une critique de Human Rights Watch en 2023 a souligné l’absence de traitement du problème de racisme institutionnel dans le plan d’action français contre le racisme.

Les discours politiques et médiatiques jouent également un rôle dans la perpétuation des discriminations. Des déclarations faites par des responsables publics et certaines représentations médiatiques contribuent à renforcer les stéréotypes. Par exemple, le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a été accusé de stigmatiser les immigrés avec de nouvelles circulaires.

Enfin, le Défenseur des droits a dénoncé des pratiques discriminatoires au sein des forces de l’ordre, évoquant un « racisme systémique ». Ces constats soulignent la nécessité de renforcer les politiques publiques pour une société plus inclusive, comme rapporté par Anadolu.

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