Une vive controverse secoue actuellement l’Assemblée nationale en France autour de l’examen de la proposition de loi n°575. Porté par la députée Caroline Yadan et inscrit à l’ordre du jour cette semaine, ce texte visant à combattre les nouvelles formes d’antisémitisme provoque l’inquiétude de nombreuses organisations de défense des droits humains qui y voient une menace pour la liberté d’expression.
La députée de la 8e circonscription des Français établis hors de France, Caroline Yadan, défend ardemment ce projet, fruit d’un an et demi de travail. Selon elle, il est de la responsabilité des parlementaires de « nommer avec clarté cet antisémitisme contemporain pour mieux le combattre ». L’élue estime que l’inaction reviendrait à accepter la banalisation de la haine, citant des événements récents en Australie comme signal d’alarme. L’objectif affiché du texte est de cibler une « haine obsessionnelle à l’égard d’Israël », qualifiée d’antisémitisme géopolitique ou réinventé. Pour ce faire, la proposition s’appuie sur la définition de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA), pointant notamment les comparaisons entre la politique israélienne et le régime nazi.
Cependant, cette initiative législative se heurte à une opposition virulente de la part de la société civile. Comme le rapporte l’agence Anadolu, une coalition d’organisations non gouvernementales, dont la Ligue des droits de l’Homme (LDH) et la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine, dénonce un élargissement dangereux de l’arsenal législatif. Les critiques portent spécifiquement sur l’article 1er, qui étendrait le délit d’apologie du terrorisme aux « provocations indirectes » et permettrait aux préfets d’ordonner la fermeture de lieux de culte sous certaines conditions liées à la relativisation du terrorisme. Pour les militants, ces dispositions risquent de criminaliser la solidarité avec le peuple palestinien et de restreindre le débat public.
La tension est palpable alors que le contexte international reste marqué par le conflit au Proche-Orient. À l’instar d’autres initiatives citoyennes en Europe concernant les relations avec Israël, la LDH qualifie ce projet de « réponse inadaptée » qui instrumentaliserait la lutte contre l’antisémitisme pour réprimer les critiques de la politique israélienne. Les opposants craignent une ingérence dans les discours académiques et politiques, redoutant que toute tentative de contextualisation des violences ne tombe sous le coup de la loi. De plus, certains observateurs alertent sur une possible « assignation identitaire » des Français juifs, que ce texte pourrait exposer davantage au lieu de les protéger.
Au-delà du texte de loi, la personnalité de la rapporteure cristallise les tensions. Une pétition citoyenne, ayant recueilli plus de 22 700 signatures, réclame une procédure disciplinaire à l’encontre de Caroline Yadan. Les signataires lui reprochent des « manquements graves à l’éthique républicaine », évoquant notamment son soutien affiché à certaines figures politiques israéliennes controversées et des prises de position jugées islamophobes. Alors que les débats parlementaires s’ouvrent, la société française apparaît profondément divisée sur la manière de concilier la lutte nécessaire contre l’antisémitisme et la préservation des libertés publiques.
Les lois sur les Droits humains doivent être égalitaires! La défense du Droit humain doit être etendue à toutes les actions de tous les États et communautés humaines sans distinction! L action de certains États sont des causes de mises à l écart des communautés qu ils prétendent défendre! Vive les Droits humains pour tous sans distinction de races ,de couleur , d origine 🕊️🌿🌍🌎🕊️🌿