La tension monte d’un cran entre Washington et la République islamique. Depuis la Maison-Blanche, le président américain a officialisé le mouvement d’une force navale d’envergure vers le Moyen-Orient. Si l’objectif affiché reste la conclusion d’un accord diplomatique, les moyens militaires déployés sont décrits comme particulièrement imposants par l’exécutif américain.
Donald Trump a déclaré vendredi qu’une importante force navale faisait actuellement route vers les eaux iraniennes. Qualifiant ce déploiement de « grande armada » ou de « flottille », le chef de l’État américain a insisté sur la dimension physique de cette opération lors de son allocution face à la presse.
Pour illustrer l’ampleur inédite du dispositif, le locataire de la Maison-Blanche a établi un parallèle direct avec une autre zone de tension majeure. Selon les propos rapportés par l’agence Anadolu, cette force est « encore plus importante que celle que nous avions au Venezuela ». Il a précisé que les États-Unis envoient « en fait, un nombre encore plus élevé de navires » dans cette région stratégique par rapport à ce précédent déploiement.
Malgré cette démonstration de force, Washington laisse la porte ouverte à la négociation. Donald Trump a exprimé son souhait d’aboutir à une entente avec Téhéran, tout en maintenant une posture de fermeté. « Espérons que nous parviendrons à un accord. Si nous concluons un accord, c’est une bonne chose. Si nous n’en concluons pas, nous verrons ce qui se passera », a-t-il ajouté, ne fermant aucune option opérationnelle en cas d’échec des pourparlers.