L’attente se prolonge pour les ressortissants sénégalais arrêtés en marge de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations de futsal. Toujours maintenus en détention à Rabat depuis les incidents du 18 janvier dernier, ces compatriotes font face à une situation judiciaire complexe, exacerbée par des difficultés de communication avec l’administration pénitentiaire et judiciaire locale. Alors que leur audience a été reportée à plusieurs reprises, le groupe a décidé de marquer le coup vendredi 6 février par une action collective visant à attirer l’attention sur leur sort.
Selon les informations relayées par Sud Quotidien, les dix-huit supporters ont entamé un « jeûne » au sein du centre de détention. Cette initiative, décrite par leur conseil Maître Patrick Kabou, ne s’apparente pas à une grève de la faim classique, mais plutôt à une démarche de recueillement. L’objectif est de signaler leur désarroi face à une procédure qu’ils peinent à comprendre et dans laquelle ils s’estiment inaudibles.
**L’obstacle de la langue au cœur du malaise**
Le nœud du problème réside dans l’absence d’interprètes capables de traduire fidèlement leurs propos. D’après les déclarations de leur avocat sur RFI, les prévenus déplorent qu’aucun interlocuteur ne parle wolof, que ce soit au commissariat ou lors des instructions. Cette barrière linguistique nourrit une crainte légitime : celle de voir leurs déclarations mal transcrites ou mal interprétées par les enquêteurs et les juges.
Maître Kabou précise que ses clients « n’ont pas peur d’être jugés », mais redoutent que la barrière de la langue ne fausse la compréhension du dossier par le tribunal. C’est donc face à cette « incompréhension » et pour « faire passer un message » aux autorités locales qu’ils ont opté pour cette forme de protestation spirituelle.
**Une situation sanitaire sous surveillance**
Les conditions de détention commencent à peser sur la santé physique du groupe. L’un des supporters a dû être brièvement hospitalisé avant de retourner en cellule, tandis qu’un autre réclame l’accès à son traitement médical. C’est dans ce contexte de fragilité que le groupe attend désormais l’audience fixée au 12 février.
Ce procès, qui a subi de multiples décalages en raison notamment d’une grève des avocats marocains, sera l’occasion pour la défense de plaider la relaxe. En attendant cette échéance judiciaire, la priorité reste d’assurer que la parole des prévenus puisse être entendue et comprise sans distorsion.
Futsal???? Le journaliste doit toujours revoir sa copie
Senego vous racontez des contre vérités car au Maroc on peut s’exprimer en français donc ou bien c’est l’avocat qui raconte des balivernes ou bien chez senego on a pas la bonne version des faits