Les lignes ont chauffé entre Ankara et Washington ce mardi. Alors que les regards internationaux restent braqués sur les foyers de tension au Moyen-Orient, le président turc Recep Tayyip Erdogan et son homologue américain Donald Trump ont eu un échange approfondi sur les dynamiques régionales, plaçant un pays en particulier au centre de leurs préoccupations sécuritaires communes.
Selon les éléments communiqués par la Direction de la communication de la Türkiye et relayés par Anadolu, cet entretien téléphonique a permis d’aborder un large éventail de sujets, allant de l’état des relations bilatérales aux crises mondiales actuelles. Toutefois, c’est bien la situation sur le terrain syrien qui a constitué le pivot des discussions stratégiques entre les deux dirigeants.
Recep Tayyip Erdogan a tenu à préciser que la Turquie suit « de près » les développements en cours chez son voisin du sud. Le chef de l’État turc a profité de cet échange pour transmettre un message clair à la Maison Blanche concernant la ligne rouge d’Ankara : l’importance cruciale de préserver « l’unité, la solidarité et l’intégrité territoriale » de la Syrie face aux risques de fragmentation.
Outre la géopolitique des frontières, la question sécuritaire liée aux groupes armés a été mise sur la table. Les deux présidents ont confronté leurs vues sur la poursuite de la lutte contre le groupe terroriste Daech (ISIS), abordant notamment la gestion complexe et sensible des combattants de l’organisation actuellement détenus dans les prisons syriennes. Pour le président turc, l’équation pour l’avenir est sans équivoque : seule une Syrie « pacifique, débarrassée du terrorisme et se développant dans tous les domaines » pourra contribuer efficacement à la stabilité de la région.