Le bras de fer budgétaire qui paralyse une partie de l’administration fédérale aux États-Unis franchit un nouveau palier. Alors que les agents de sécurité des transports travaillent sans rémunération depuis plusieurs semaines, la présidence américaine a décidé de faire appel à des renforts inhabituels pour maintenir les opérations aéroportuaires, exacerbant au passage les tensions politiques à Washington.
Selon les informations de l’agence Anadolu, Donald Trump a annoncé ce dimanche la mobilisation d’agents du Service de l’immigration et des douanes (ICE). Dès lundi, ces effectifs seront positionnés dans les aéroports du pays pour prêter main-forte à l’Administration de la sécurité des transports (TSA). Cette décision met à exécution une menace formulée la veille par le président américain, face au refus de l’opposition de voter la fin du blocage partiel du gouvernement, en vigueur depuis le mois de février.
La situation dans les terminaux découle d’une impasse directe au Congrès. Les employés de la TSA, considérés comme du personnel essentiel, sont contraints de maintenir leurs postes sans percevoir de salaire. L’origine du blocage réside dans le financement de l’ICE : les démocrates s’y opposent fermement, exigeant des réformes structurelles à la suite de récentes opérations de répression migratoire ayant entraîné des décès. En réponse, les républicains du Sénat ont systématiquement rejeté les propositions démocrates visant à débloquer des fonds de manière isolée pour d’autres agences de sécurité, telles que la TSA et l’Agence fédérale de gestion des urgences (FEMA).
Ce différend budgétaire s’accompagne d’une escalade rhétorique marquée. Sur sa plateforme Truth Social, Donald Trump a justifié le déploiement de l’ICE en accusant l’opposition de mettre le pays en danger en se concentrant uniquement sur la protection d’individus entrés illégalement sur le territoire. Le chef de l’État a poussé son offensive verbale encore plus loin. Faisant référence à la récente offensive contre l’Iran, il a formellement qualifié la gauche radicale et le Parti démocrate de nouveau « plus grand ennemi » des États-Unis.