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Deuxième session de l’année 2020 du CESE : Les faux médicaments à l’ordre du jour

Le Directeur de la pharmacie et du médicament, le Pr Yérim Mbagnick Diop, en tant qu’autorité de règlementation pharmaceutique a fait face aux honorables conseillers pour la tenue de cette 2èmesession du CESE.

Sous le thème de “l’Accès équitable aux médicaments et lutte contre les faux médicaments au Sénégal”, ce face-à-face coïncide avec le 6e jour d’audition, et intervient au lendemain de la perte de 6 milliards FCFA en médicaments de la Sodipharm, comme pour porter l’alerte sur la rareté du médicament et son inaccessibilité dans certaines parties du pays.

Il y a nécessité et urgence à travailler sur la disponibilité et l’accès de médicaments de qualité, surtout pour aider l’Etat à réviser une possible baisse de la subvention destinée à l’achat pour ses patients. Pour le Pr Yérim Mbagnick Diop, « il convient de travailler sur la production locale et travailler à la délocalisation des dépôts afin de généraliser la couverture sanitaire ».

Réagissant à la récurrence des cas de fraude de faux médicaments, avec les risques sanitaires qui pourraient être occasionnés, le Directeur de la Pharmacie restitue : « La vente de faux médicaments est un trafic très lucratif. Comme vous le savez, les faux médicaments sont plus dangereux pour la santé que la drogue.

Malheureusement, les peines sont moins sévères que celles de la drogue. Les trafiquants de médicaments sont souvent condamnés à des peines de 2 mois de prison. C’est pourquoi à leur sortie, les trafiquants retournent continuer leurs actions. Toutefois, il faut reconnaître que des actions juridiques sont en train d’être menées pour corser les sanctions ».

Quelques conseillers se sont prononcés sur ce sujet : pour Amadou Kane, « Il faut imposer à la Pharmacie nationale d’approvisionnement d’être présente dans toutes les régions. Il n’est pas normal que certaines localités aient des difficultés à trouver des médicaments. On doit aussi lutter efficacement contre les faux médicaments… ».

Alors que pour Mme Marie Pinto Sène, « la source de tous les maux au niveau de la santé, c’est la cherté des médicaments. C’est ce qui pousse d’ailleurs à certains de faire recours au faux médicament. Donc, il faut tout faire pour permettre aux populations d’avoir accès aux médicaments et à moindre coût… Il faut reconnaître qu’il y a du bon dans la pharmacopée. Certains d’entre nous se soignent chez lui avec des plantes prescrits par les tradipraticiens. Maintenant, il faut voir comme intégrer ce secteur dans vos actions… ».

Cheikh Ngaïdo Ba, dira par contre qu’ « au-delà de la sensibilisation, il nous faut une brigade de lutte contre les faux médicaments. C’est criminel ce qu’ils font, pourquoi ne pas alors criminaliser la vente de faux médicaments… Il nous faut une autonomie dans le domaine des médicaments. Car, tant que nous dépendons de l’extérieur, nous risquons d’avoir des problèmes. La période de pandémie nous a ouvert les yeux en ce sens. Il faut dans nos recommandations insister pour renforcer et protéger Médis, la seule entreprise de fabrication de médicament ».

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